samedi 22 novembre 2008

Une lutte fraternelle au PS


Les résultats du vote du 21/ novembre 2008 marquera l'histoire du parti socialiste dans tous les cas de figures.

C'est la première fois en France, qu'au parti socialiste, deux femmes sont arrivées à représenter les courants principaux qui divisent les socialistes.

Les résultats sur le site national du PS sont les suivants

Inscrits 232 912 votants : 137 116 soit 58.87% seulement !

Ce sont 51 départements dans lesquels Ségolène Royal a plus de 50% des voix et 53 départements où Martine Aubry a récolté plus de 50% des suffrages.

A y regarder de plus près, on peut voir que Martine Aubry a fait plus de 50% des votants dans les départements où il y a eu un fort taux de participation par rapport aux adhérents ayant le droit de voter.


Alors que Ségolène Royal a fait plus de 50% des votants dans les départements ayant voté entre 60 et 50%

Ce qu'il faut savoir c'est que les militants, pour voter doivent être à jour de cotisations et être inscrits avant mars 2008.

Certains adhérents par internet à 20 euros, qui s'étaient inscrits en 2006 figurent dans les 232.912 membres du PS mais ils auraient dû payer deux années de cotisations pour pouvoir voter en 2008. D'autre part, si la première année, la cotisation est toujours de 20 euros, il n'en est pas de même pour les années suivantes où la cotisation, proportionnelle aux revenus, est au minimum de 40 euros par an. C'est pour moi une des explications du faible taux de participation

En cas de troisième tour, ce que je ne souhaite pas, il serait prudent d'interdire le vote aux adhérents qui n'avaient pas payer leurs cotisations avant le second tour. Si une main généreuse payait les cotisations en retard, le nombre de votants risquerait d'augmenter étrangement et on peut s'imaginer au profit de laquelle des deux candidates !

samedi 15 novembre 2008

Les horaires des écoles


Dans les écoles maternelles et primaires, les horaires ont été modifiés depuis septembre 2008.

Dans toutes les 'écoles, le règlement a été modifié d'une manière autoritaire, sans consulter le conseil d'école qui a la charge de le voter. Les enseignants, les représentants des parents d'élèves ont été mis devant le fait accompli.

Ceci est d'autant plus choquant que le règlement prévoit : « Toute modification de ces horaires doit être précédée de consultations »

Les nouveaux horaires sont donc, pour toutes les écoles primaires (maternelles et élémentaires) :

Le matin de 8h30 à 11h30,

L'après midi de 13h30 à 16h30

La durée de la semaine scolaire est fixée par un décret de mai 2008 à 24 heures avec une limitation à 6 heures par jour. Ce qui limite l'ouverture des classes à 4 jours (pas de classe les mercredis et samedis)

D'autre part, les élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage peuvent, avec l'accord des parents bénéficier de 2 heures d'aide personnalisée par semaine, chaque jour pris sur le temps de la pause méridienne..

On peut déjà se rendre compte des avantages et inconvénients à tous les niveaux :

Pendant la pause méridienne :

L'allongement de la pause méridienne doit permettre à plus d'enfants l'accession à la restauration scolaire ou du moins, quand il y a plusieurs services d'avoir plus de temps pour manger.

Pendant cette pause méridienne, les enfants ne sont pas sous la responsabilité des enseignants mais de la ville. Cela oblige les communes à prévoir dans toutes les écoles un personnel en nombre suffisant au frais de la communauté, c'est-à-dire de nos impôts locaux. En hiver ou quand il pleut, il doit y avoir suffisamment de place et d'animateurs pour que les enfants soient surveillés, et ne soient pas énervés lors de la reprise des cours à 13h30. Il faut donc que dans chaque école, il puisse y avoir du matériel pour permettre une animation ludo-pédagogique.

Il ne faut pas être dupe, la suppression des 2 heures du samedi, a pour objectif premier de réduire le nombre de fonctionnaires (sont touchés les enseignants travaillant à temps partiel)

Ce sont encore des mesures prises dans un seul but, réduire les dépenses de l'état, transférer aux communes des charges que l'Etat ne veut plus assumer.

A Gagny, pour limiter l'augmentation budgétaire qu'impose la politique de Xavier Darcos, le maire a remplacé la surveillance de la restauration scolaire qui était assumée par des enseignants par du personnel communal. Si cela revient moins cher, toutes les conséquences ne semblent pas avoir été mesurées.

Si le règlement intérieur de la restauration scolaire tel que fixé par l'arrête municipal n°48 précise dans son article 6 les objectifs pédagogiques, comment peuvent-ils être assumés par les animateurs qui n'ont pas le droit de manger avec les enfants et ainsi donner l'exemple ! Le rôle pédagogique des enseignants pour l'apprentissage du goût, à manger ou du moins à goûter des aliments inconnus, pour un choix raisonné des aliments ne sera pas assumé par ces animateurs.

Ce règlement prévoit d'autre part dans son article 5 que « le personnel communal et le personnel enseignant assurent l'encadrement » C'est faux ! seul le personnel communal assure la surveillance..

Si pour le corps enseignant, ne pas travailler des samedis est considéré comme une mesure positive, les contacts enseignants- parents se déroulaient le plus souvent les samedis. Ce n'est plus possible maintenant.

A tout problème on peut trouver une solution. Pourquoi ne pas organiser une réunion à la fin du second trimestre pour faire le point sur les solutions retenues par la municipalité afin d'examiner ce qui est positif et ce qui peut être fait pour en gommer les imperfections ?

mercredi 29 octobre 2008

Une girouette gabinienne


Edgard Faure, qui entre autres partis avait aussi adhéré au PRG disait : « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. » quand on lui reprochait son retournement de veste. Il avait en effet navigué entre le RPR et le PRG et inversement tout au long de sa carrière politique.(voir le lien sur Wikipédia).

A Gagny, comme dans l'ensemble du pays, les crises : financières, économiques, sociétales ; le chômage qui s'accentue malgré les promesses présidentielles du « travailler plus pour gagner plus font que le vent fait tourner la girouette à gauche.

Ainsi, au mépris des électeurs qui avaient voté pour une liste de candidats aux municipales qui se présentaient « sans étiquette politique » sous le nom de « Ensemble pour l'avenir des gabiniens » se retrouvent quelques mois plus tard avec leurs élus qui se font appeler « Ensemble pour l'avenir des Gabiniens – Parti Radical de Gauche et Sans Etiquette ».

Il faut se rappeler que le Parti Radical de Gauche, qui n'avait, lors des élections de mars 2008, aucun adhérant sur Gagny, avait soutenu la liste « Gagny autrement » menée par Marie Anne Galazka . Cette liste regroupe, outre le parti socialiste, le MRC, le PRG et les Verts.

Pour le PRG, recevoir 6 adhésions sur Gagny peut être à priori considéré comme une aubaine.

Mais malgré l'affirmation qui est faite que « Le programme présenté aux Gabiniens en mars 2008 étant compatible avec le PRG », la conversion aux idées de gauche ne semble pas facile. La preuve en est de l'intervention de Jim Dhoëdt lors du conseil municipal du 13 juin dernier où il défendait le non respect de la loi SRU (Ce sont sûrement les séquelles de ses fréquentations avec le maire du Raincy !) alors que le programme du PRG prévoit :

« Inclure, avec d'autres droits fondamentaux, le droit au logement comme un droit " opposable ".

• Toutes les collectivités locales doivent atteindre sur la législature le seuil des 20% minimum de logements sociaux. Le PRG propose pour cela de multiplier par 5 les

pénalités, en cas de non-respect de la loi SRU.

• Politique stricte de mixité sociale des programmes immobiliers, associant locatif et accession à la propriété : la règle des 20% de logements sociaux appliquée très strictement dès la création ou la rénovation de 20 logements : condition stricte de délivrance du permis de construire. »


Quand on achète un produit et qu'il ne correspond pas à l'emballage, il y a nullité du contrat de vente. Quand on met son bulletin dans l'urne, il n'en est pas de même. C'est une triste opinion que des électeurs, qui s'estimeront « floués », vont avoir des mœurs des politiques.


Il ne suffit pas d'adhérer à un parti de gauche pour être de gauche, il faut aussi adhérer aux idées que porte ce parti. Pour information , le programme du PRG est accessible à partir de ce lien

Une lecture approfondie devrait éviter à ces nouveaux adhérents au PRG les dérives droitières précédentes.


vendredi 17 octobre 2008

Service minimum et P.A.I.


Le PAI (Projet d'Accueil Individualisé) a pour but de faciliter et de sécuriser la scolarisation des enfants malades ou allergiques.
Ce projet est établi entre l'école et la famille, avec l'aide indispensable du médecin de santé scolaire.
C'est de fait le médecin scolaire qui est le véritable pivot du PAI, car c'est lui qui est le mieux placé, - notamment parce qu'il est le seul habilité à entrer en relation avec le médecin traitant, - pour préciser les conditions de la scolarisation des enfants malades et les attentions particulières dont ils doivent bénéficier. Son intervention, constitue une "couverture" pour les enseignants et les signataires en terme de responsabilité civile.
Le PAI permet, non seulement de rassurer les enseignants, mais à leur permettre de savoir, à titre préventif ce qu’il ne faut pas faire et aussi quoi faire et qui prévenir en cas de crise (voir le modèle de PAI)
Malheureusement, de nombreux maires refusent de signer le PAI alors que les textes prévoient leurs participations. Ils s’interdisent ainsi de connaitre les pathologies des enfants et de prendre la responsabilité de les soigner en suivant le protocole établi par le médecin.
Pourtant, la Circulaire interministérielle n° 2003-135 du 8-9-2003 « ACCUEIL EN COLLECTIVITÉ DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS ATTEINTS DE TROUBLES DE LA SANTÉ ÉVOLUANT SUR UNE LONGUE PÉRIODE » prévoit pour les collectivités locales :
L’information et la formation sont des éléments qui peuvent permettre à l’ensemble des personnels de se familiariser avec les conduites adaptées, à se sentir sécurisés, à dédramatiser. (...)
Il appartient aux responsables des collectivités concernées de favoriser les actions s’adressant à :
- l’ensemble des personnels intervenant auprès des enfants des écoles maternelles et élémentaires, notamment les enseignants et personnels dits ATSEM (agent territorial spécialisé dans les écoles maternelles),(...)

En cas de grève, le service minimum oblige les maires à fournir du personnel communal pour garder les enfants. Ce personnel n’est non seulement pas formé mais n’a pas accès au PAI c'est-à-dire ne dispose même pas des éléments nécessaires pour éviter des accidents et même prévenir les parents. Le Maire quand a lui n’est pas responsable car la loi car l’article L. 133-9.-précise que « La responsabilité administrative de l'Etat est substituée à celle de la commune dans tous les cas où celle-ci se trouve engagée en raison d'un fait dommageable commis ou subi par un élève du fait de l'organisation ou du fonctionnement du service d'accueil. L'Etat est alors subrogé aux droits de la commune, notamment pour exercer les actions récursoires qui lui sont ouvertes »
Parents, soyez prudents ! En cas d’application du service minimum, si vous avez signé un PAI avec une école à Gagny ou dans une autre commune où le maire n’a pas signé le PAI, le protocole d’accueil ne sera pas appliqué car votre enfant sera sous la garde du personnel communal.

vendredi 3 octobre 2008

Quand on a rien à se mettre sous la dent...



Sur Gagny-blog, on peut y lire des critiques sur l’arboretum illustrées par un petit film que vous pouvez voir en cliquant sur le lien ICI

Que l’on soit d’accord ou non avec le projet de la municipalité, que l’on préfère un centre hippique à un centre commercial (ou tout autre aménagement), ne montrer que la périphérie de l’arboretum, ne montrer que ce qui n’a pas été aménagé ne me semble ni correct ni honnête.

Procéder ainsi ne peut que faire perdre, à mes yeux, toute crédibilité à ce blog.

S’il y a critiques à faire, à mon avis au maire à ce sujet, c’est de ne pas avoir accepté la participation des écoles à la plantation comme cela lui avait été demandé. Ces écoliers, devenus adultes auraient pu montrer l’arbre qu’ils auraient pu planter à leurs enfants. C’est un bon moyen de les enraciner dans notre ville et aussi de les faire respecter les plantations.

Il n’y a que peu d’évènements sur Gagny, si on excepte la visite de Christine Boutin, qui puissent donner lieu à s’exprimer politiquement.

Au niveau national, il n’en est pas de même à un moment où la France, l’Europe, le monde traversent une crise.

Il ne faut pas se leurrer, cette crise a des répercussions directes sur les finances communales. Ne pas s’intéresser à la politique en dehors de la commune c’est se mettre des œillères.


jeudi 2 octobre 2008

Le tour de France de Christine BOUTIN, étape : Gagny


Christine Boutin, précédée de son équipe présentait le samedi 27 septembre, à Gagny le projet de loi « mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion »

Après le Havre et Saint-Nazaire, pour la troisième étape, c'est la population gabinienne qui a été sondée.

C'est sur rendez-vous entre 8h et 11h00 et même sans rendez-vous (vu le peu d'affluence) que les gabiniens pouvaient exposer leurs préoccupations en matière de logement à un des membres de l'équipe de la Ministre.

Christine Boutin est arrivée vers 11h30 . Seules les personnes disposant d'un carton d'invitation ont pu assister à son intervention. Sur le site internet du ministère du logement on peut y voir des images de son passage à Gagny et essentiellement l'interview d'un habitant de Bois-Colombes (92) ! Pourquoi pas un gabinien ?

Vous pouvez voir les images à l'adresse suivante : http://www.logement.gouv.fr

A quoi rime se semblant de démocratie participative ? À faire oublier les atteintes à la loi SRU qui ferait retourner dans sa tombe l'Abbé Pierre ?

A faire oublier qu'à Neuilly sur-Seine les HLM ne représentent que 3,8% au lieu de 20% comme le fixe la loi. Dans le « canard enchaîné » du 1er octobre, la ville de Neuilly-sur-Seine aurait payé 123.000 euros d'amende au lieu de 2,7 millions d'euros ! pas de quoi inciter les maires des communes riches de respecter la loi.

jeudi 18 septembre 2008

R.S.A. (le financement)







Comme à son habitude, le Président Sarkozy lance le bouchon trop loin avant de redresser son tir.

Pour le financement du RSA c’est la même tactique qui est appliquée :

Au départ, l’idée était de financer le RSA par un redéploiement de la prime pour l’emploi (PPE). ; Une vraie idée de droite qui demandait aux moins pauvres de payer pour plus pauvres qu’eux !

Puis, le Président Sarkozy annonce la création d'une taxe de 1,1 % sur les revenus du capital. Après cet effet de surprise, les critiques sur ce financement fusent de toutes part

Ce prélèvement, de 1,1%, affectera les assurances-vie et les loyers, donc a priori les revenus de gens aisés. La mesure est plutôt bien reçue, dans un premier temps. Mais le Medef, et les libéraux de la majorité hurlent au scandale: le président avait promis de faire baisser les prélèvements obligatoires, il en crée un nouveau

La ministre de l'économie, Christine Lagarde qui ne désire pas faire de la peine au MEDEF ni aux plus fortunés les rassure et déclare, soutenue par François Fillon que « le principe du bouclier fiscal voté par le Parlement s'applique aussi pour le RSA: nul ne peut être taxé au-delà de 50% de ses revenus". Autrement dit, "le bouclier fiscal concerne tous les prélèvements, donc il concerne le revenu de solidarité active ».

Le porte-parole du Parti socialiste Stéphane Le Foll a pris acte de la volonté de Mme Lagarde, "et a déclaré : "La ligne de la politique fiscale de ce gouvernement est claire: quand les Français sont appelés à payer, les seuls qui y échappent sont les plus favorisés

La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté, mercredi soir 17 septembre, un amendement instaurant "un plafonnement global des niches fiscales", un texte permettant un compromis sur le financement du RSA.

Eric Woerth a fait des propositions en ce sens au groupe UMP afin d’ éviter qu'un contribuable aux revenus élevés ne puisse, grâce aux niches fiscales, échapper à l'impôt. Il propose que le montant de ces avantages fiscaux soit limité, en valeur absolue, à 50.000 euros ou qu'il ne puisse excéder la somme totale de 10.000 euros plus 15 % des revenus d'un contribuable. Ce double dispositif, encore susceptible d'évolution, doit servir de base à la rédaction d'un amendement parlementaire qui sera déposé lors de l'examen du projet de loi de finances.

Ne nous leurrons pas, c’est comme toujours, les classes moyennes qui trinquent !

mardi 16 septembre 2008

Communiqué de l'Association Laïcité Liberté


Communiqué de l'Association Laïcité Liberté

Lors de la réception de Benoit XVI par le Président de la République Française, le concept de laïcité positive a été mis en exergue.

L'Association Laïcité-Liberté dénonce cette atteinte répétée à la laïcité qui ne peut qu’encourager le communautarisme, les extrémistes de tous bords et doit en même temps nous amener à réaffirmer quelques principes forts :

Vouloir faire passer l’idée d’une « laïcité positive », c’est vouloir faire croire à une laïcité « négative » et c’est de fait, remettre en cause le principe même de laïcité en fissurant son entité pour l’affaiblir et pour la replacer au cœur d’une polémique qui n’a pas lieu d’être.

La Laïcité est un concept humaniste progressiste et le mot laïcité ne saurait être employé avec une épithète, un adjectif, un prefixe ou un suffixe.

Plus que jamais les valeurs portées par la laïcité sont garantes du vivre-ensemble dans notre société : respect des consciences, séparation de la sphère publique et de la sphère privée,

La laïcité n’est pas une idéologie particulière en concurrence avec d’autres : elle est le cadre à partir duquel les différentes options spirituelles peuvent exister et s’organiser. C’est la loi qui pose la liberté de conscience et c’est l’Etat, au premier duquel se trouve le Président de la République, qui doit en être garant.

La laïcité n’est pas une quatrième valeur républicaine : elle est consubstantielle à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Elle est la traduction concrète de ces trois valeurs.

La laïcité ne se confond pas avec la simple neutralité : elle est une exigence qui doit permettre d’éviter toutes les discriminations en mettant notamment l’espace public à l’abri de la puissance et de la domination de l’argent.

Enfin le mot laïcité conserve toute sa dimension universelle lorsqu'il est employé seul.

Le bureau exécutif de Laïcité Liberté
________________________________________________________________________________


Après son discours de Latran et ses propos renouvelés sur la "laïcité positive" N. Sazkozy, ne fait que conforter les maires à bafouer les principes de la laïcité.
On pourra ainsi peut être voir en décembre des crèches de noël sur l’espace public, devant les mairies et pourquoi pas dedans ?

Constantin ANGHELIDI

vendredi 5 septembre 2008

RSA: la fin du SMIC ?



Depuis plusieurs mois, le débat sur le revenu de solidarité active de Martin Hirsch se focalise sur les modalités de son financement. Son principe même fait en revanche consensus, à droite comme à gauche et chez les éditorialistes. Tout le monde se félicite de cette réforme d'inspiration sociale, d'autant plus maintenant qu'elle va être financée par un prélèvement sur les revenus du capital.

Le revenu de Solidarité active (RSA) est une allocation qui vise à la fois à remplacer des minima sociaux existants comme le Revenu Minimum d’Insertion (RMI) et Allocation Parent Isolé(API), à se substituer à des dispositifs d’intéressement de retour à l’emploi (comme la prime de retour à l’emploi (PRE) et la prime pour l’emploi (PPE)) dont l’efficacité a été à plusieurs reprises contestée.

Il y a pourtant quelque chose dans son principe qui dérange et qui semble lourd d’effets pervers, beaucoup moins "sociaux".

Le RSA, qui cible les travailleurs pauvres, risque d'encourager le développement des petits boulots à temps partiel mal payés en habituant les entreprises à l'idée que l'Etat à vocation à compléter des salaires insuffisants pour vivre.

Demandez à un commerçant, un artisan s’il préfère deux employés à mi-temps ou un seul à temps complet. La réponse est simple : deux employés ! Tout simplement parce qu’avec deux employés, on a moins de problème d’absentéisme pour des causes diverses et variées, on peut mieux « utiliser » les employés en les faisant venir aux heures de pointe, quand il y a un chantier, quand il y a des commandes à honorer ; Bref c’est rendre les ressources humaines flexibles.

Le RSA, tel qu’il est conçu, fait donc peser sur la collectivité tout le coût du temps partiel contraint. Si une entreprise décide de supprimer un poste à temps plein pour le remplacer par trois tiers temps, elle gagne en flexibilité sans que cela ne lui coûte rien de plus. De ce fait, il encourage les employeurs à recourir à des petits contrats de tiers ou de mi-temps. Le RSA est, de fait, un facteur d’émiettement du temps de travail.

On pourrait pourtant considérer aisément qu’une entreprise lorsqu’elle embauche quelqu’un, a le devoir de lui accorder un salaire qui lui permet de vivre décemment. C’est précisément l’objet du SMIC. Le RSA, en renonçant à ce principe fondamental change le rapport entre l’entreprise et son salarié.

En reportant intégralement sur l’Etat la responsabilité de veiller à ce chacun puisse vivre par son travail, le RSA peut mener à la suppression du SMIC.

mercredi 27 août 2008

Les cigales ne sont pas de retour



Qui se souvient des « Cigales » c’était le centre de loisirs des enfants de 8 à 12 ans qui se situait au 3 rue Jean Bouin entre le stade et la piscine.

La seule trace qui en reste se trouve sur le site internet de la ville

http://www.ville-gagny.fr/Pratique_Enfance5.asp?IdEqSocial=248

C’était dans la nuit du 3 novembre 2005 que le centre de loisirs « les cigales » disparaissait dans les flammes d’un incendie criminel.

En mai 2006, une indemnisation des assureurs d’un montant de 601.131,00 € était versée à la ville de Gagny.

Lors du Conseil Municipal du 12 juin 2006, on pouvait lire sur le compte-rendu publié sur le site internet de la ville :

« la Ville a opté pour une opération d’envergure conforme à la politique municipale menée en faveur de la jeunesse. Le futur centre de loisirs, reconstruit au même lieu, verra sa surface totale doublée de 350 m² à 700 m² ; consécutivement, sa capacité d’accueil passera de 80 à 160 places.

Le centre s’étalera sur deux niveaux avec un escalier central en puits de lumière et un ascenseur rendant l’équipement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). D’un montant global de 1.270.000 € HT dont 70.000 € HT pour le mobilier, il est fortement susceptible d’être subventionné, notamment par la Caisse d’Allocations Familiales et l’Etat. »

Vous pouvez accéder au document par ce lien :

http://www.ville-gagny.fr/download/CM/26062006.pdf

Deux ans après cette décision du Conseil Municipal, si le permis de construire est bien délivré et affiché sur le terrain, il n’y a pas le moindre début de travaux, la place est laissée aux robiniers . Non ce n’est pas cet été, ni pour l’été indien que les cigales retrouveront place au 3 rue Jean Bouin.

Alors Monsieur le Maire, quand les enfants pourront-ils bénéficier des locaux promis ?

Les cigales ne sont pas de retour

Qui se souvient des « Cigales » c’était le centre de loisirs des enfants de 8 à 12 ans qui se situait au 3 rue Jean Bouin entre le stade et la piscine.

La seule trace qui en reste se trouve sur le site internet de la ville

http://www.ville-gagny.fr/Pratique_Enfance5.asp?IdEqSocial=248

C’était dans la nuit du 3 novembre 2005 que le centre de loisirs « les cigales » disparaissait dans les flammes d’un incendie criminel.

En mai 2006, une indemnisation des assureurs d’un montant de 601.131,00 € était versée à la ville de Gagny.

Lors du Conseil Municipal du 12 juin 2006, on pouvait lire sur le compte-rendu publié sur le site internet de la ville :

« la Ville a opté pour une opération d’envergure conforme à la politique municipale menée en faveur de la jeunesse. Le futur centre de loisirs, reconstruit au même lieu, verra sa surface totale doublée de 350 m² à 700 m² ; consécutivement, sa capacité d’accueil passera de 80 à 160 places.

Le centre s’étalera sur deux niveaux avec un escalier central en puits de lumière et un ascenseur rendant l’équipement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). D’un montant global de 1.270.000 € HT dont 70.000 € HT pour le mobilier, il est fortement susceptible d’être subventionné, notamment par la Caisse d’Allocations Familiales et l’Etat. »

Vous pouvez accéder au document par ce lien :

http://www.ville-gagny.fr/download/CM/26062006.pdf

Deux ans après cette décision du Conseil Municipal, si le permis de construire est bien délivré et affiché sur le terrain, il n’y a pas le moindre début de travaux, la place est laissée aux robiniers . Non ce n’est pas cet été, ni pour l’été indien que les cigales retrouveront place au 3 rue Jean Bouin.

Alors Monsieur le Maire, quand les enfants pourront quitter les locaux préfabriqués derrière les coccinelles et bénéficier des locaux promis ?

vendredi 15 août 2008

Les J.O. 2008



A ce jour, « la Marseillaise » a retenti 3 fois seulement aux JO de Pékin. C'est peu par rapport à la Chine avec ses 26 médailles d'or et les Etats-Unis avec leurs 46 médailles.

Si l'on regarde de plus près, on ne peut pas comparer la Chine avec ses 1,3 milliards d'habitants, les Etats-Unis d'Amérique avec une population de 303 millions d'âmes et la France avec ses 64 millions.

On ne peut raisonnablement comparer ces deux pays qu'à l'Union Européenne qui compte 480 millions d'habitants. Là c'est différent !

L'U.E. nous aurait permis d'entendre notre hymne, l'ode à la joie, 28 fois ! Nous aurions ainsi récolté 90 médailles soit 3 de plus que la Chine et les Etats-Unis réunis. Voilà de quoi être fier d'être Européen.

Les journalistes ne font pas ces calculs et c'est dommage car ces résultats devraient nous faire mieux prendre conscience de la place de l'U.E. dans le monde et constituer un des ciments de notre union.

mercredi 30 juillet 2008

L'heure des choix



La période du 22 septembre au 22 novembre 2008 sera importante pour le parti socialiste.

Les militants doivent examiner, étudier, comparer les 21 contributions générales. C’est un dur devoir de vacances que de lire ces 250 pages qui ont été envoyées à tous les adhérents.

Dans chaque section du parti socialiste, entre le 25 août et le 22 septembre, et au sein de chaque fédération départementale des débats autour de ces 21 contributions vont permettre la réalisation des diverses motions qui seront soumises aux votes dans les sections.

Par leurs votes, les militants fixeront non seulement l’orientation du parti socialiste jusqu’à l’élection présidentielle mais aussi désigneront le premier secrétaire du Parti Socialiste. C’est aussi dans chaque section que sont élus les premiers secrétaires fédéraux et les secrétaires de section .

Réformisme, démocratie, écologie. Tel est le triptyque qui fonde la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste définis en 21 articles.

Les socialistes, s’ils ont tous des aspirations communes se différencient entre sociaux démocrates, le socialisme réformiste, le socialisme libéral.

Certains socialistes ont même rejoint le gouvernement SARKOZY tant leur socialisme de droite diffère peu comme Jean-Marie Bockel qui avait soutenu DSK puis Ségolène Royal lors des dernières élections présidentielles.

Dans les différents pays européens, les sociaux-démocrates se sont convertis au "social-libéralisme" qui consiste à accepter le libéralisme (liberté d'entreprendre, diminution du rôle de l'Etat) tout en corrigeant les dérives grâce aux aides de l'Etat en période de chômage par exemple. Ainsi, en Angleterre, Tony Blair a mis en place une politique social-libérale en privatisant une grande partie des secteurs d'activité, en augmentant l'âge de la retraite, en diminuant les impôts pour libérer l'activité. L'Etat joue désormais un rôle secondaire dans l'économie. Les sociaux démocrates ont étés battus à plusieurs reprise dans les pays de l’U.E. Gordon Brown risque de perdre les prochaines élections.

Les électeurs ne veulent pas d’une sociale démocratie. La France, elle a besoin d’un vrai changement à gauche et non d’une rustine social-démocrate à l’ancienne.

C’est pour cette raison, car je crois à un socialisme de gauche que j’ai choisi de défendre la contribution « Reconstruire à Gauche » présentée par Laurent Fabius.

vendredi 25 juillet 2008

Adieu les R.T.T.

Le projet de loi sur la réforme du temps de travail qui «détricote» encore un peu plus les 35 heures a été adopté.
  
Pour les salariés soumis aux 35 heures :

Si la durée légale du travail reste de 35 heures par semaine, l'employeur peut désormais dénoncer la convention d'entreprise fixant les modalités d'application du temps de travail. 
Si un nouvel accord d'entreprise est voté (en fonction des nouvelles règles de représentativité syndicale), la durée annuelle du travail pourra atteindre 2012 heures, qui se répartissent comme suit:

- 1607 heures de durée légale (35 heures par semaine).

- 405 heures supplémentaires par an. Ce contingent d'heures sup' était auparavant fixé au niveau des branches professionnelles, et ne pouvait dépasser 220 heures par an. Dorénavant, il sera négocié au sein des entreprises et pourra donc atteindre 405 heures annuelles (avec un maximum de 48 heures hebdomadaires).

Les heures supplémentaires seront payées 25% en plus. Le temps de travail reste annualisé. L'employeur peut avoir recourt aux heures supplémentaires quand il en a besoin , mais peut aussi réduire le temps de travail pendant certaines périodes.

Pour les cadres :
Le système de «forfait jours» a été mis en place pour les salariés qui dépassent souvent les 35 heures hebdomadaires et dont le temps de travail ne peut pas être mesuré quotidiennement. Le code du travail estime ainsi que 35 heures hebdomadaires correspondent à 218 jours de travail par an pour un salarié au forfait. Ce système concerne 10% des salariés français, et 40% des cadres. 
La mise en place des 35 heures et des RTT a eu des conséquences directes au bénéfice des employeurs :
• Annualisation du temps de travail,
• Gel des salaires pendant plusieurs années.
Les cadres soumis au forfait jours travaillent en moyenne 218 jours par an sur l’année. 

Travail .....................218 jours
congés ........................20 jours
Jours fériés ................11 jours
R.T.T.  ........................12 jours
Samedi/dimanche: ..104 jours
Total:....................... 365 jours


Avec la nouvelle loi, adieu les RTT

Les entreprises pourront proposer ou imposer aux cadres de travailler 235 jours par an, la répartition du temps de travail sera alors la suivante :
Travail:...................... 235  jours
congés:.......................... 15 jours
Jours fériés:.................. 11 jours
R.T.T. :.............................0 jour
Samedi/dimanche:..... 104 jours
Total:........................... 365 jours
Suppression de jours de congés ou de jours fériés et des R.T.T.
Au-delà de 218 jours, la rémunération doit être majorée de 10%. Encore un cadeau aux employeurs, la rémunération n’est majorée que de 10% et non 25% comme pour les autres salariés !

Sur le plan pratique, tout se jouera au niveau des négociations d'entreprise. Dans les grandes entreprises, les DRH ne devraient pas pouvoir remettre facilement les accords conclus auparavant. 
En revanche, dans les petites entreprises, où les syndicats sont souvent absents, l'employeur pourrait bien considérer le nouveau plafond de 235 jours comme la norme..

Le pire reste à venir !

Le pire serait que la France aligne sa législation au plafond maximum fixé par la législation européenne soit 282 jours de travail par an. 
Dans ce cas, il n’y aurait non seulement plus de RTT mais plus qu’un jour de repos par semaine (samedi OU dimanche).

Travail:....................... 282 jours
congés:.......................... 20 jours
Jours fériés:.................. 11 jours
R.T.T. :.............................0 jour
dimanche:..................... 52 jours

Il faut se souvenir de notre histoire 
La loi de 1906 instituait la semaine de six jours et d’un jour de repos hebdomadaire.
La loi de 1919 instituant la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures
Hélas, on y revient !

Les électeurs ont voté en MAI 2007 « pour travailler plus pour gagner plus ». Je ne pense pas qu’ils pensaient en arriver là en glissant leur bulletin dans l’urne ! 

mardi 22 juillet 2008

La réforme de la Constitution : à 2 voix près !


C’est bien à 2 voix près que la réforme de la constitution a été votée et non une comme on peut le lire ou l’entendre sur tous les médias.

Il faut pour que les textes soient approuvés 3/5 des suffrages exprimés. Comme il y en a eu 896, il suffisait de 896 x3/5 = 538 voix pour le oui hors il y a eu 539 qui ont voté « oui ». Pour que cette réforme soit retoquée, il fallait moins de 538 voix soit au plus 537 !

En réalité les deux votes décisifs sont :

  • Celui de l’UMP Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée, qui a voté contrairement aux usages ;
  • Celui de Jack Lang qui avait annoncé son intention.

Ce qui me choque dans ce scrutin c’est la façon dont il se déroule. Si les électeurs de base, s’expriment dans le secret de l’isoloir, les députés et sénateurs votent en public. Ils peuvent ainsi subir des pressions et chantages pour influer leur vote.

Quand on est Député les pressions peuvent s’exercer facilement par exemple « si tu ne vote pas oui on présentera un candidat contre toi aux prochaines législatives »

Pour les sénateurs c’est du pareil au même !

Et puis il y peut y avoir les récompenses pour ceux qui ont « bien voté ». Histoire à suivre lors du prochain remaniement ministériel.

jeudi 17 juillet 2008

APPEL POUR LE LIVRE



Avant de partir en vacances, prenez la peine de lire, cet « Appel pour le livre »

La culture se défend contre la frénésie marchande qui a envahi de grands secteurs de la vie humaine. C'est le livre qui est aujourd'hui sur la sellette depuis que des députés veulent remettre en cause la loi LANG de 1981. Cette proposition doit être combattue car elle menace, comme le dit l'Appel, "les équilibres du marché du livre ainsi que la diversité de la création et de l'édition françaises" Les libraires et de nombreuses personnalités vous demandent de signer la pétition nationale qui, lancée le 3 Juillet, a déjà recueilli à la date du 17 Juillet plus de 6650 signatures.

Pour télécharger l'appel pour le livre cliquez ci-après :
appel-pour-le-livre

Téléchargez le dossier complet de l'appel pour le livre
pour-le-livre_le-dossier1

Et pour signer l'appel EN CLIQUANT ICI

lundi 14 juillet 2008

La vidéoprotection à Gagny


Lors d'un précédent conseil municipal, une étude avait été décidée pour déterminer la pertinence de la mise en place d'un dispositif de vidéo-protection Je ne sais si l'étude est terminée mais lors du Conseil municipal du 30 juin, l'autorisation de la mise en place du dispositif de vidéoprotection a été votée.

Si le dispositif, tel qu'il est décrit a pour seule vocation de visualiser et enregistrer les actes délictueux l'objectif n'est pas la prévention mais une simple aide à la répression.

La personne qui voudrait commettre un acte délictueux avec préméditation prendra soin de cacher son identité aux caméras (c'est pourquoi le survêtement à capuche a tant de succès !) ou ira commettre son forfait dans un autre lieu dépourvu de caméra.

Le coût de réalisation de cette opération, tel que prévu est la suivante :

397.060 euros dont 50% financé par l'Etat soit un investissement pour la ville de 198.530 euros pour les 10 caméras prévues.

Ce qui est important de savoir c'est qu'en dehors du coût de ces investissements, il y a le coût annuel de fonctionnement qui est pour :

Location des lignes de télécommunication : 42.625 Euros TTC

Maintenance des équipements : 16 450 Euros TTC

Soit, par an 59.090 euros TTC et ce coût ne semble pas comprendre ni les frais de réparation des dégradations criminelles du matériel , ni surtout les frais d'exploitation de cette installation qui devrait exiger la présence d'une personne à plein temps 24h/24 pour surveiller les moniteurs de ces 10 caméras afin de pouvoir faire envoyer rapidement une équipe d'intervention. Cela suppose un effectif supplémentaire de 5 à 6 personnes et cela a un coût.

Bien entendu, s'il ne s'agit que d'une vidéo-protection « passive » (passive dans le sens ou on enregistre et on s'y réfère en cas de problème), il n'y a pas ces frais mais l'efficacité ne porte que sur la répression. C'est aussi, pour un maire, un moyen de rassurer la population qui en a bien besoin quand on voit dans la presse et dans un blog gabinien à quel point le sentiment d'insécurité y est cultivé.

vendredi 11 juillet 2008

Jim Dhoëdt, sans complexe !


Mercredi 9 juillet, a eu lieu un nouveau conseil municipal pour procéder à l’élection des membres de trois commissions.

1 - Commission d'appels d'offres

2 - Commission relative aux délégations de services publics

3 - Centre Communal de l'Action Sociale

Les votes avaient pourtant déjà eu lieu et à bulletins secrets à la demande de Jim Dhoëdt.

Tel est pris qui croyait prendre ! Les élus socialistes s’étaient retrouvés alors à toutes les commissions du fait que des élus de la majorité ont voté pour des élus socialistes.

Jim Dhoëdt ayant compris son erreur et après avoir dénoncé une supposée collusion UMP –PS a alors épluché la règlementation. L’article 2122-7-2, tel que rédigé en février 2007, prévoit :

« Dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. »

Comme le panachage n’est pas autorisé pour ce vote, le Maire a du organiser une séance spéciale du Conseil Municipal pour refaire les élections de 3 commissions.

Jim Dhoëdt, avant le vote, a pris la parole pour stigmatiser les « tripatouillages » de M. Teulet et des élus de sa majorité qui avaient fait élire les conseillers municipaux PS éliminant ainsi ses propres élus.

Puis, sans complexe il a proposé aux élus PS d’accepter de voter pour lui en échange de quoi, il leur cédait une place dans une commission !

Cette proposition a bien entendu été rejetée par le groupe PS « Gagny Autrement ».

Que l’on soit avec ou sans étiquette politique proclamée, ce type de pratique ne peut qu’éloigner les électeurs des urnes.

Quel est l’intérêt de faire partie des commissions ?

A Gagny, les commissions ne font qu’entériner le travail fait en amont par les services de la mairie et le maire. Pour le démontrer il suffit de voir les dates de réunion de ces commissions par rapport aux dates des conseils municipaux. Le seul intérêt c’est de pouvoir avoir des échanges avec les chefs de services et d’obtenir plus facilement des documents.

Pas de rémunération ou d’indemnisation des membres de la commission.

Avec la présence des élus de Jim Dhoëdt aux commissions, tout sera prétexte à faire appel au préfet pour des contrôles de légalité et au Tribunal Administratif. Les conséquences pour les gabiniens seront visibles par les retards qui pourront être constatés dans le développement de notre ville

lundi 7 juillet 2008

Les tarifs de la piscine de Gagny bougent


Lors du dernier conseil municipal, où les tarifs d'accès à la piscine municipale ont été fixés, Le maire a affirmé, comme il l'avait déjà fait dans le numéro de novembre 2007 de « Gagny Magazine » que la piscine de Gagny n'était pas la plus chère du département. C'est faux car il compare des tarifs qui ne sont pas comparables. Les tarifs cités pour Drancy, Bobigny, Montreuil, Epinay sur Seine sont ceux appliqués aux non résidents !

S'il est exact que pour un Gabinien, aller à la piscine d'Epinay par exemple, couterait plus cher, la comparaison, pour moi reste à faire entre le tarif d'un spinalien à Epinay et un gabinien à Gagny.

La piscine a un coût pour une ville ce qui justifie des tarifs différents pour les résidents et les non résidents. 8 communes pratiquent cette différentiation sur les 20 villes du panel soit 40%

Pourquoi à Gagny la municipalité n'applique pas ce principe qui devrait alléger le coût pour les gabiniens qui financent déjà la piscine par les impôts locaux.

D'autre part, le tarif « enfants » s'applique à Gagny aux moins de 12 ans (20%) alors que dans la majorité des communes le tarif « enfants » est appliqué jusqu'à 16 voir 18 ans !


Hélas oui, Gagny a le triste privilège d'avoir la piscine la plus chère du département. Pour vous en convaincre, consultez le tableau en cliquant sur le lien ci-dessous.

Les tarifs piscine du 93


jeudi 3 juillet 2008

Connaissez-vous EDVIGE ?

Non, je ne me suis pas trompé, Edwige, le prénom, s'écrit bien avec un « w » EDVIGE c'est Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information GEnérale.

« Depuis le 1er juillet, le ministre de l'intérieur est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés « EDVIGE » ayant pour finalités, en vue d'informer le Gouvernement et les représentants de l'Etat dans les départements et collectivités :
1. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités ;
2. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ;
3. De permettre aux services de police d'exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées. »

Le texte complet est accessible avec le lien ci dessous

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000019103207&dateTexte=&oldAction=rechJO

L'article 2 précise que l'on peut « ficher » les personnes à partir de 13 ans ! Comme le terme « significatif » est laissé à l'appréciation des fonctionnaires, on pourra y voir aussi bien un ancien président de la république qu'un syndicaliste ou un délégué de classe.

L'article 4 indique que « Le traitement et les fichiers ne font l'objet d'aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d'autres traitements ou fichiers. »

Comment peut-on le croire alors que le fichier comporte déjà tous les éléments qui auraient pu être rapprochés à savoir :
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques (par les annuaires)
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement 'par le service de la délivrance des cartes d'identité et passeports)
― immatriculation des véhicules par le fichier des cartes grises
― informations fiscales et patrimoniales (ministère des finances)
― déplacements et antécédents judiciaires (ministère de la justice)

Les motifs du « fichage » vont faire apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale ce qui est parfaitement choquant !

C'est bien un état policier qui continue à être mis en place par cette nouvelle atteinte des libertés individuelles.