lundi 30 novembre 2009

H1N1: les exclus de la vaccination


Les vaccinations telles que prévues en France pour éviter la grippe H1n1 sont limitées et ordonnées à certaines catégories de la population.

Ce qui me parait choquant c’est que la vaccination, en France ne concerne que les personnes jusqu’à 64 ans

Sur le site internet de l’OMS on peut lire :

“These other groups include pregnant women; those aged above 6 months with one of several chronic medical conditions; healthy young adults of 15 to 49 years of age; healthy children; healthy adults of 50 to 64 years of age; and healthy adults of 65 years of age and above.” (désolé la traduction française ne figure pas sur le site mais voici ma traduction :

« Ces autres groupes incluent des femmes enceintes; ceux âgés au-dessus de 6 mois avec une ou plusieurs maladies chroniques; les jeunes adultes sains de 15 à 49 ans d'âge; enfants sains; les adultes sains de 50 à 64 ans ; et les adultes sains de 65 ans et plus »

Selon une étude menée à MEXICO CITY sur les cas de pandémie de H1N1 au Mexique montre que les jeunes sont les plus susceptibles de contracter la maladie, mais les taux de mortalité sont plus élevés chez les personnes âgées qui tombent malades.

L'étude publiée en ligne par la revue The Lancet est une analyse des données de la grippe du 28 avril au Juillet 31 par le Dr Victor Borja-Aburto de l'Institut mexicain de Sécurité sociale, et ses collègues.

«Les nourrissons et les 10-19 ans présentaient un risque accru d'infection, mais la maladie était plus sévère chez les nourrissons et les personnes âgées de 60 ans que chez les autres groupes d'âge».

Les chercheurs ont analysé les données pour les personnes syndrome pseudo-grippal qui ont cherché des soins médicaux dans les cliniques qui font partie de l'Institut mexicain de sécurité sociale du réseau. Au total, ils ont trouvé 6945 cas confirmés de la grippe H1N1. Vingt-sept des 63 personnes qui sont mortes de maladies chroniques, les résultats ont montré.

Le taux de mortalité était supérieur à 10 pour cent chez celles âgées de 70 ans ou plus, et 5,7 pour cent en personnes âgées de 60 à 69. Il était de 4,5 pour cent chez les personnes de 50 à 59.
La mortalité était de 2,7 pour cent pour les personnes de 40 à 49, deux pour cent pour les personnes de 30 à 39 ans et 1,6 pour cent pour les nourrissons de moins d'un an. La mortalité pour les jeunes et les adolescents âgés de un à 19 ans était de 0,3 pour cent ou moins, alors que les 20 à 29 le groupe d'âge a succombé à un taux de 0,9 pour cent.

L’objectif principal du ministère de la santé en France ne semble pas être d’épargner des vies mais de maintenir l’activité économique du pays en évitant, par la vaccination :

  • Des jeunes, pour qu’ils ne soient pas une source de contamination pour tous;
  • Les personnes en âge de travailler, pour qu’elles ne soient en arrêt maladie.

En France, les personnes de 65 ans et plus ne sont pas concernées par cette vaccination, pourquoi ?

S’il est avéré que les personnes de plus de 64 ans ont moins de risques d’attraper la grippe H1n1, elles ont, hélas, plus de probabilité d’en mourir !

Je n’ose croire que la raison profonde soit de réduire le nombre de retraités pour équilibrer les régimes de retraite !

Alors qu’on envisage de vendre ou de donner les vaccins à d’autres pays ne faut-il pas envisager de vacciner aussi les personnes de plus de 64 ans qui présenteraient des maladies chroniques?

vendredi 20 novembre 2009

Très haut débit à Gagny, pour qui ?


Dans le numéro de novembre de Gagny-Magazine, à la page 17, le projet « Débit Express » est présenté. C’est bien que Gagny sorte ainsi de son isolement en participant à un projet interdépartemental de cette envergure.

Outre Gagny, dans notre département, les communes : : Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Coubron, Gournay-sur-Marne, Montfermeil, Neuilly-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand, Le Raincy, Sevran, Tremblay-en-France, Vaujours, Villepinte sont concernées par ce projet.

Ce réseau nécessite la mise en place d’un câblage en fibre optique des immeubles et des logements qui peut utiliser

· soit le domaine public ou le domaine privé, le réseau est alors enterré et exceptionnellement en aérien.

· soit utiliser le domaine public ferroviaire (RFF), le réseau est alors enterré ou en caniveau

· soit utiliser le domaine du Réseau de Transport d’Electricité (RTE), le réseau est alors en câble aérien enroulé sur un câble de garde ou un câble de phase

Ce qui est certain c’est que l‘installation du réseau dans des ’immeubles lors des travaux neufs ou de rénovation en diminue les coûts et évite aux occupants la gêne des travaux.

Pour les immeubles anciens, je ne vois pas comment ce système sera mis en place d’ici 2013.

L’habitat pavillonnaire, qui représente une part importante des logements sur Gagny, sera à coup sur les parents pauvres de cette opération.

Ce qui parait important ce sera de s’assurer, lors de travaux de voierie dans les rues de notre ville, que des gaines, répondant au cahier de charges fixé par Debitex soient bien installées.

lundi 16 novembre 2009

Les impôts locaux à Gagny


Dans le numéro de novembre 2009 de Gagny-Magazine deux pages sont consacrées aux impôts locaux. On y trouve des erreurs mais aussi une manière très subjective de présenter les chiffres.

Quand on lit : En 13 ans la municipalité n’a pas augmenté une seule fois le taux des 4 impôts locaux se privant en cumulé de 7,9 millions d’euros, rendus aux Gabiniens », c’est exact et faux en même temps car si le montant de 7,9 millions parait plausible car cela ne fait qu’une réduction de 7 pour mille sur un potentiel fiscal de 100 millions d’euros par an. Il faut donc comparer ce « cadeau » de 7,9 millions aux 1,3 milliards versés par les Gabiniens. Ce qui est faux c’est que ces 7,9 millions n’ont pas étés rendus mais simplement non perçus. C’est une nuance de taille !

Deux erreurs que tout le monde peut voir en regardant ses feuilles d’imposition :

Sur la taxe foncière, la part de la région qui elle aussi n’a pas changé a été omise.

Sur la taxe d’habitation, le Conseil régional d’ile de France ne perçoit pas d’impôt sur l’habitation. Il n’est donc pas faux d’écrire que le taux est inchangé ce qui manque comme précision c’est que ce taux = 0 %

La base d’imposition a augmenté de 2,5% cette année ainsi, même si le taux de taxe communale n’augmente pas, le montant de la taxe payée sera augmenté de 2,5%.

Le graphique présenté dans Gagny Magazine est pour moi l’illustration de l’art de faire dire aux chiffres ce que l’on a envie.

Pour arriver à -4,1% sur 11 ans sur les taxes communales il faut mélanger les quatre taxes communales mais dans quelles proportions ?

Pour la taxe d’habitation, la variation du taux est de 20,05-19,52 = 0,53/20,05)-1= 3.12%

Pour le foncier bâti la variation du taux n’est que de 20,99-20,37= (0,62/20,99)-1 = 2,95%

C’est choquant aussi de voir +42% pour la région en rouge qui plus est ! On voit que les élections régionales approchent.

Voici un graphique qui montre la réalité :


L’augmentation du taux de taxe pour la région n’est que de 1,27%-0,867% = 0,403% soit 4 pour mille

Ce qui n’est pas mentionné tant pour le département que pour la région ce sont les charges supplémentaires qui incombent aux collectivités territoriales comme l’entretien des routes nationales, les transports (pour 260Millions d’euros). La rénovation de la gare du Chénay-Gagny est financée pour partie par le Conseil Régional. La Région entretient aussi 470 lycées en IDF.

Quand au Conseil général, outre l’entretien et la rénovation des 120 Collèges du département, le RMI et maintenant le RSA font parties des charges qui sont passées des l’Etat vers les collectivités locales.

Il ne faut pas se leurrer, avec la suppression de la taxe professionnelle, il faudra compenser cet impôt. Si pour l’an prochain, l’Etat s’est engagé à financer cette compensation, rien n’est prévu pour l’avenir. Qui va payer : les entreprises, les particuliers ? On comprend l’attitude des élus locaux même de la majorité présidentielle qui voient ainsi saper la politique de décentralisation qui commençait à porter ses fruits.


dimanche 8 novembre 2009

La fronde des sénateurs


Jean-Pierre Raffarin en tête, avec le prestige d'avoir été premier ministre, suivi de 23 autres sénateurs, des élus UMP se rebiffent contre la suppression de la taxe professionnelle. Non pas sur le principe, mais sur la façon dont elle sera remplacée. Ce ne sont pas les seuls 24 sénateurs de droite à trouver cette réforme, voulue par le Président Sarkozy comme mal ficelée.

Alain Juppé, autre ancien premier ministre, ne mâche pas ses mots pour critiquer la réforme territoriale et la suppression de la taxe professionnelle, voulues par le chef de l'État, Nicolas Sarkozy.

Ces deux anciens premiers ministres de droite on un point commun, ils sont tous les deux impliqués dans le changement fiscal proposé par leur mandat local .

Raffarin, sénateur, compte sur les voix des grands électeurs pour être réélu et ce sont majoritairement les conseillers municipaux des communes qui seront pénalisées par cette réforme.

Juppé, Maire de Bordeaux y voit la baisse des recettes de sa ville qu'il faudra compenser.

Si on se réfère aux chiffres de 2007 publiés par l'INSEE, les impôts locaux au niveau national se répartissent ainsi :

Taxe professionnelle

25 853,90 m€

42,82%

Taxe d'habitation

14 549,20 m€

24,10%

Taxe foncière non bâti

19 154,30 m€

31,72%

Taxe foncière bâti

822,00 m€

1,36%

Total impôts locaux

60 379,40 m€

100,00%


La suppression de la taxe professionnelle représentant plus de 25 milliards d'euros qui, s'ils devaient être payés non plus par les entreprises, mais par les personnes physiques, ferait augmenter les impôts locaux des particuliers de 77% globalement.

On peut facilement comprendre la satisfaction du MEDEF et la réaction de sa présidente Laurence Parisot qui a déclaré que la suppression de la taxe professionnelle, annoncée pour 2010 par le président de la République lors de son intervention radiotélévisée "Face à la crise", était "une bonne mesure" à condition qu'elle ne soit pas remplacée par un impôt équivalent. Pour elle, si la TP ne doit pas être « remplacé par un impôt équivalent, ce sont bien les particuliers qui devront payer ces 25,8 milliards d'euros !

Si pour 2010, le gouvernement prétend compenser (de nos deniers), la suppression de la TP, rien n'est prévu à ce jour pour 2011 et les années suivantes. On comprend bien que les élections régionales étant proches, il ne faille pas effrayer les électeurs..

Toutes les collectivités locales ne sont pas logées à la même enseigne. Si dans une commune comme Gagny, la TP ne représente que 8% des recettes, l'augmentation des impôts locaux ne sera pas importante. Par contre, les communes qui, grâce à la taxe professionnelle, avaient investi dans des biens d'équipement devront supporter des frais d'entretien trop importants par rapport au potentiel fiscal qui leur restera sans la TP.

Ce qui est certain c'est que les communes auront intérêt dans leur PLU à favoriser l'habitat et non la création d'entreprises. C'est bien une mesure qui ne favorisera pas le développement industriel et commercial !

Cette suppression de la TP sans une réflexion sur la façon de compenser ce cadeau fait aux entreprises reste dans la même ligne politique que le bouclier fiscal : favoriser les riches. A quoi d'autre fallait-il s'attendre d'un gouvernement de droite !





jeudi 5 novembre 2009

Eric Besson et la « Marseillaise »


«Instruction citoyenne» et «Marseillaise»

Dans le cadre du débat lancé sur « l'identité nationale », Eric Besson a déclaré «Je pense par exemple qu'il serait bon [...] que tous les jeunes Français aient une fois dans l'année l'occasion de chanter la Marseillaise»

Manifestement, il ne connait pas les programmes scolaires

Le socle de connaissance tel que défini depuis 2006 comprend l'acquisition de compétences sociales et civiques ainsi que des Connaissances en voici un extrait :

« Pour exercer sa liberté, le citoyen doit être éclairé. La maîtrise de la langue française, la culture humaniste et la culture scientifique préparent à une vie civique responsable. En plus de ces connaissances essentielles, notamment de l'histoire nationale et européenne, l'élève devra connaître :
• la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
• la Convention internationale des droits de l'enfant ;
• les symboles de la République et leur signification (drapeau, devise, hymne national) ;

• les règles fondamentales de la vie démocratique (la loi, le principe de la représentation, le suffrage universel, le secret du vote, la décision majoritaire et les droits de l'opposition) dont l'apprentissage concret commence à l'école primaire dans diverses situations de la vie quotidienne et se poursuit au collège, en particulier par l'élection des délégués ;
• le lien entre le respect des règles de la vie sociale et politique et les valeurs qui fondent la République ;… »

Et oui, l'apprentissage de «la marseillaise » est depuis fort longtemps dans les programmes de l'éducation nationale. Elle n'est pas apprise que dans les stades lors de match de foot ou des manifestations de partis d'extrême droite.

Cette « consultation populaire » sur l'identité nationale est considérée par tous les politiques d'opposition comme une « vieille soupe nationaliste » mijotée par la droite pour l'extrême droite. Jean-Christophe Cambadélis dénonce une «grosse ficelle» à l'approche des régionales. «Empêtré dans une gestion calamiteuse de l'immigration, confronté aux déficits publics, bousculé par les sondages, les licenciements, la vie chère ».

mercredi 28 octobre 2009

HADOPI, un coup d’épée dans l’eau


L'objectif de la loi HADOPI , conséquence en France d'une directive européenne, était de protéger les droits d'auteur sur internet.

C'est un double échec

  1. Pour les auteurs, pas un sou de plus. Cette loi se veut répressive pourtant la mise en application de la loi devrait couter 100 millions d'euros selon La Fédération française des télécoms !
  2. Le système visé par la loi HADOPI c'est le « P2P » peer to peer mais selon une étude du cabinet Arbor Network, le trafic internet utilisant cette méthode serait tombé en deux ans de 40% à 18%

BitTorrent – Emule -Kazaa et Shareaza en sont les victimes remplacées par un mode de télechargements qui n'entre pas dans la compétence d'HADOPI : le streaming (2) dont le trafic représenterait de 25 à 40% du trafic mondial !

  1. Les logiciels P2P se déclinent suivant deux concepts :
  • La méthode centralisée est basée sur un ou plusieurs serveurs qui possèdent la liste des fichiers partagés et qui orientent les internautes vers l'internaute possédant le fichier convoité.
  • La méthode décentralisée utilise chaque internaute comme un mini-serveur et ne possède aucun serveur fixe. Cette méthode a l'avantage de répartir les responsabilités et d'éviter les actions en justice.

(2) Le "streaming" est un mode de transmission de données audio et vidéo. Ces dernières sont transmises en flux continu dès que l'internaute sollicite le fichier plutôt qu'après le téléchargement complet de la vidéo et de l'extrait sonore.

Des logiciels de lecture audio et vidéo tels que Quick-time Player d'Apple et Windows Media Player de Microsoft donne accès à du contenu audio et vidéo diffusée sous le mode du streaming

mardi 27 octobre 2009




C’est arrivé à un ami, ça peut arriver à tout employé dont le patron a décidé de « dégraisser son entreprise » sans avoir à payer d’indemnité de licenciement.

Travaillant comme carrossier dans un garage, il a demandé à son chef d’atelier s’il pouvait récupérer un poste de radio d’un véhicule qui partait à la casse. Son chef lui a donné son accord. C’est une pratique courante dans la profession que de permettre aux employés d’un garage de retaper leur véhicule avec des pièces récupérées sur des épaves.

Mal lui en a pris, quelque temps plus tard, des policiers envahissent sont domicile, fouillent sa maison en l’accusant de vol devant ses enfants qui en sont terrorisés et traumatisés. Son chef qui avait donné un accord verbal était entre temps parti faire un séjour aux USA ! Pas moyen de se justifier, il est mis en garde à vue. Ah j’oubliais de vous dire, cet ami est magrébin ! Pour l’employeur, c’est le licenciement pour faute grave, bien entendu sans indemnité.

Alors que vous soyez asiatique, blanc, magrébin ou noir, soyez prudent ! Avant d’accepter un cadeau de biens appartenant à l’entreprise dans laquelle vous travaillez, demandez un document justifiant que c’est bien un cadeau qui vous a été fait. Ainsi même si vous êtes licencié, ce ne sera pas pour faute grave et vous pourrez percevoir une juste indemnisation.

lundi 26 octobre 2009

Brice Hortefeux fait renaitre Edvige



Le 16 octobre 2009, c'était la sainte Edwige hasard du calendrier ou ironie de Brice Hortefeux, notre Ministre de l'intérieur, qui signe les décrets instaurant les nouveaux fichiers de renseignements. Si en 2008, le ministre de l'intérieur n'avait pas pu obtenir le vote du fichier de police « Edvige » (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) par la voie législative, Brice Hortefeux c'est contenté de demander l'avis de la CNIL et du Conseil d'Etat.

La ligue des Droits de l'homme dénonce :

  • Le fichage des mineurs dès 13 ans sur la base de la présomption d'atteinte à la sécurité publique ou des mineurs dès 16 ans pour les enquêtes administratives liées à la sécurité publique,
  • Le recueil de données sensibles comme les « activités publiques » ou les « motivations politiques, religieuses, philosophiques ou syndicales », considérées comme pouvant être incompatibles avec l'exercice de certaines fonctions ou missions, sans que soient mieux précisées ces « motivations »,
  • Ou bien encore « l'origine géographique » qui pourrait conduire à stigmatiser des populations non seulement au regard de leur origine ethnique, mais également au regard de leur résidence dans certains quartiers.

S'il y a dans ces nouveaux décrets un recul par rapport à la loi « edvige », on peut toutefois constater que le débat démocratique qui aurait du s'installer surtout quand les textes concernent les droits fondamentaux des citoyens a été évité.

La notion d'origine géographique ne concerne dans la pratique que les personnes nées à l'étranger. En effet, le répertoire national d'identification des personnes physiques, (RNIPP), tenu par l'Insee, recense les personnes nées en France. Ce fichier est utilisé par la sécurité sociale c'est aussi la base de la banque de France et de l'administration fiscale et des listes électorales.

Ce fichier est basé sur un numéro à 13 chiffres, créé à partir de l'état civil. Il indique le sexe (1 chiffre), l'année de naissance (2 chiffres), le mois de naissance (2 chiffres) et le lieu de naissance sur 5 chiffres ou caractères correspond au code INSEE de la commune de naissance de la personne concernée. Les 3 chiffres suivants correspondent à un numéro d'ordre qui permet de distinguer les personnes nées au même lieu à la même période.

Le code sur 5 chiffre commence par 99 pour le lieu de naissance à l'étranger mais ne semble pas assez précis aux yeux de la police qui peut distinguer une personne née à Brest de celle née à Metz mais se trouve incapable de distinguer un libanais de Beyrout d'un libanais de Tripoli tous deux avec le code pays 99205 d'où cette recherche de cette notion « l'origine géographique » de personnes suspectes aux yeux de la police.

Chacun comprend que cette notion indéfinissable, qui ne renvoie ni à la nationalité ni au domicile, mais à l'origine "ethnique" ce que les Auvergnats sont aux Maghrébins dans le vocabulaire ministériel, et permet un fichage au faciès comme le déclare la LDH.


mardi 13 octobre 2009

« Crédit revolving », l’arme fatale


Manifestement, Christine Lagarde, notre ministre des Finances aime et flatte les banques et la grande distribution.

Mme Lagarde, en déclarant, lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis "Je ne veux pas supprimer le crédit renouvelable. Je veux que le crédit renouvelable soit un crédit responsable", montre bien qu'elle n'entend pas accepter dans le projet de loi sur la réforme du crédit à la consommation, la suppression du crédit renouvelable ou « crédit revolving » comme le demandent les associations de consommateurs ainsi que le parti socialiste.

Le crédit permanent (aussi appelé crédit renouvelable ou encore crédit revolving) est une forme de crédit consistant à mettre à disposition d'un emprunteur une somme d'argent sur un compte particulier ouvert auprès de l'établissement prêteur de ce crédit, de façon permanente et avec laquelle il peut financer les achats de son choix. (définition trouvée dans wikipedia). Cela peut être comparé à un découvert de banque autorisé.

Ce qui est dangereux est exposé dans le projet de loi proposé par le groupe des députés socialistes.

Le crédit renouvelable est dangereux pour les raisons suivantes :

Il est cher : alors que les taux de la BCE ont baissé de 2,5 points en six mois, les taux des crédits renouvelables s'envolent dans les 20% !

Il est pernicieux : les mensualités proposées sont en fait un pourcentage de la somme empruntée. Par exemple pour une réserve de 1.000 euros vous avez le choix entre des mensualités de 30 euros (3% de la somme empruntée), 40 euros (4%), 50 euros (5%)...
Une première chose à savoir : plus la mensualité est faible, plus vous remboursez longtemps, et plus le crédit est coûteux ! Car on commence à rembourser les intérêts avant le capital emprunté. L'intérêt de l'organisme prêteur c'est de proposer de petits remboursements qui vont augmenter le coût du crédit.

Les cartes de fidélité : les grandes chaines de distribution proposent des cartes de fidélité assorties de réductions et bien entendu, une incitation au paiement par le crédit permanent.

Les cadeaux :
Pour vous faire souscrire un crédit, certains n'hésitent pas à vous offrir un GPS, un téléphone, une cafetière, etc.. Qui croyez-vous paye ces cadeaux ?

Le surendettement : Le recours de plus en plus important aux contrats de crédit renouvelable entraîne une hausse vertigineuse du nombre de procédures de surendettement.
Une étude de la Banque de France sur 2005 montre le profil du surendetté et les raisons qui ont provoqué sa situation.
Sur le profil, 64% sont célibataires, divorcés ou veufs, 34% sont chômeurs ou inactifs.
Si 70% ont des revenus inférieurs ou égaux à 1500 euros par mois, 45% sont en-dessous du SMIC…
Les raisons principales qui ont amené le surendettement sont, à 31% le chômage, et à 17% le divorce (la séparation) ou le décès du conjoint. En 2009, la situation n'a pu que s'aggraver

Il y a d'autres alternatives :

Les établissements financiers proposent le « crédit revolving » qui leur est le plus juteux et non des formules de crédit classique tel que :

  • Les prêts immobiliers encadrés par l'Etat
  • Le Prêt à l'Accession Sociale (PAS)
  • Le Prêt Conventionné (PC)
  • Le Prêt à taux zéro (PTZ)
  • Les prêts ciblés sur véhicules, travaux, etc..

Il faut en être informé pour les demander.

Faire appel au crédit, pour l'acquisition de biens indispensables de longue durée est normal, mais utiliser le crédit pour manger « pour finir le mois » est la conséquence de la paupérisation des travailleurs à temps partiel, des personnes qui vivent au seuil de la pauvreté (RSA). Les personnes fragilisées par leur pauvreté peuvent en désespoir de cause faire appel au crédit revolving et faire ainsi un pas de plus vers le statut de SDF. Ne pas interdire le « Crédit-Revolving » c'est bien avantager la consommation au détriment des personnes, un bon moyen de « les payer moins et qu'ils consomment plus »

vendredi 9 octobre 2009

Ecole payée, une affaire de médias


Trois lycées professionnels de l'académie de Créteil vont expérimenter à partir de lundi la mise en place d'une cagnotte collective par classe pour lutter contre l'absentéisme, (voir l'article publié information du Parisien.)
Chaque classe pourra cumuler des "mises" financées par le Haut Commissaire à la Jeunesse tout au long de l'année si l'ensemble des élèves d'une classe fait des efforts pour assister aux cours.
Interrogé sur l'intérêt de cette forme de motivation pécuniaire des élèves, le représentant du Haut commissaire a relevé: "On n'est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s'inscrit dans un projet collectif de classe et pour que cela fonctionne il faut une solidarité du groupe".
"Le projet qui pourra être financé à la fin de l'année doit être éducatif", a-t-il précisé, comme par exemple "un voyage scolaire, la création d'entreprise ou d'association, une action sociale.

LE PPCP, ça existe depuis 2000:

Le Projet pluridisciplinaire à caractère professionnel a été introduit durant l'année scolaire 2000/2001 dans toutes les formations conduisant aux BEP et aux Baccalauréats professionnels à l'époque, c'était Jack Lang qui était ministre de l'éducation et Jean-Luc Mélenchon, Ministre délégué, chargé de l'Enseignement professionnel.

Si les médias se sont focalisés sur le seul projet de financement de l'assiduité alors qu'il y a 164 autres projets déposés !, C'est oublier que le projet de Martin Hirsch tel que l'on peut le voir sur le
reste bien pourtant dans la lignée des ministres socialistes qui l'avaient initié.


Revenons au projet de financement de l'assiduité.

Un lycée professionnel est censé préparer à la vie active, à avoir un métier. La seule motivation des élèves doit être la réussite scolaire pour pouvoir réussir sa vie professionnelle.

Si on en arrive à devoir motiver financièrement les élèves avec une « carotte financière » c'est un constat d'échec dont les raisons en sont multiples :

Echec des filières ? :

Il y a 75 bacs professionnels, mais le choix de la spécialisation dépend des offres locales. Tous les jeunes ne peuvent pas accéder à un lycée trop éloigné du domicile familial faute de moyens financiers pour se loger. Si les inspecteurs d'académie affectent théoriquement les élèves en seconde professionnelle dans les spécialités indiquées dans les vœux des familles, cela ne correspond pas toujours aux aspirations des jeunes mais aux possibilités qu'offrent les Lycées du secteur. Il faut aussi que les bacs proposés correspondent à l'offre locale d'emplois.

L'orientation est le plus souvent « subie » ce qui engendre des élèves résignés et non motivés.

Les perspectives d'emploi pour les jeunes de 15 à 24 ans ne sont pas très motivantes

Femmes

2007

Ensemble

8,5

15-24 ans

20,2

25-49 ans

8,1

50 ans et plus

5,6

Hommes

2007

Ensemble

7,4

15-24 ans

18,6

25-49 ans

6,6

50 ans et plus

5,2

C'est le manque d'emplois qui est aussi un facteur de démotivation pour les jeunes.

Ce qui parait choquant ce sont les stages formation en entreprise non rémunérés. En effet, seul le stage de plus de trois mois doit obligatoirement être indemnisé. L'indemnisation est dans ce cas fixée à 30% du SMIC, soit 379,18 euros par mois.

L'exemple vient d'en haut :

Le ministère de l'éducation nationale, en supprimant des postes d'enseignants contribue à une détérioration des conditions du remplacement des congés de maternité et de maladie. Des profs non remplacés c'est le mauvais exemple qui contribue à ce que des élèves sèchent des cours

L'image du Lycée professionnel

Il est aussi choquant que pour entrer à HEC , il faut non seulement réussir le concours d'entrée mais aussi payer 8.300 euros en première année, et 12.300 euros par an ensuite. Faut-il que l'académie de Créteil ait une si mauvaise opinion de la qualité de l'enseignement dispensé dans ses lycées professionnels pour rémunérer la classe si les élèves sont assidus. Imaginez un théâtre où les spectateurs seraient payés pour assister aux séances !

Que peut-on faire ?

La mesure est certes expérimentale mais ne vaut-il pas mieux proposer des formations qui débouchent sur des qualifications recherchées par le peu d'entreprises qui nous restent.

  • Valoriser l'image des Lycée Professionnels pour que les élèves soient fiers de leur établissement et n'aient pas le sentiment d'y être par désespoir de cause.
  • Financer les projets pédagogiques élaborés avec les élèves.

vendredi 2 octobre 2009

La loi Carle est elle constitutionnelle ?

L'article L442-5 du code de l'éducation a déjà depuis novembre 2008 consacré le principe suivant :

« Les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l'enseignement public. »

C'est en décembre 2008 que le sénateur Jean-Claude Carle avait fait adopter par le Sénat le texte qui vient d'être voté par l'Assemblée nationale concernant le financement des élèves fréquentant des écoles élémentaires privées sous contrat d'association, hors de leur commune de résidence. Ce texte soulève plusieurs problèmes d'inconstitutionnalité.

Ce nouveau texte qui vise à "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence", abroge l'article 89 de la loi du 13 août 2004 dont la circulaire d'application du 6 août 2007 est actuellement déférée devant le Conseil d'État par la Ligue de l'Enseignement, l'UNSA Education, les DDEN, la FCPE, le SE-UNSA (tous membres du CNAL) et l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF).

Ce nouveau dispositif législatif est en rupture avec la logique même de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui met à la charge de la commune les dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat avec l'État implantées sur son territoire, et elles seules. La loi Carle, elle, comme l'article 89 de la loi de 2004 aggrave cette loi Debré et crée de nouvelles obligations aux municipalités, ici l'usager se voit attribuer le droit, sans accord préalable, d'imposer le financement de sa scolarité dans toutes les écoles privées hors de sa commune de résidence. Jusqu'à ce jour, le dispositif législatif établissait un rapport institutionnel fort entre l'École et la Commune. Aujourd'hui, on introduit une relation marchande entre l'usager et sa commune » avec un chèque éducation utilisable hors de sa commune.

On ne peut obliger les mêmes communes à prendre en charge le choix des parents de scolariser leurs enfants dans une école privée hors commune, qui plus est, sans accord préalable, alors que ces écoles privées n'ont aucune contrainte réglementaire ou constitutionnelle.

Cette proposition de loi intervient dans un contexte de politique de démantèlement de l'école publique. Le modèle du gouvernement pour l'enseignement est celui de l'enseignement privé sous contrat. La Loi Carle fait donc primer l'intérêt particulier sur l'intérêt général en favorisant la scolarisation dans les écoles privées. Elle va faire augmenter les dépenses d'éducation des communes. La banlieue paiera pour la ville, les communes rurales seront-elles aussi pénalisées avec un risque fort d'exode scolaire.

Ce sont de bonnes raisons de rechercher l'inconstitutionnalité de cette loi.

lundi 28 septembre 2009

Hélas, les enfants ne votent pas !


Il y a 20 ans, sous l'égide de l'ONU, un traité signé par 192 pays, dont la France était consacré aux droits des enfants.


En mars 2000, le gouvernement Jospin, instituait par une loi un Défenseur des enfants chargé de défendre et de promouvoir les droits des enfants consacrés par la loi française et les engagements internationaux.

Comme souvent, ce que la gauche fait, la droite le défait.

Cette fois ci, c'est en supprimant le poste de la défenseure des droits des enfants, Mme Dominique Versini, sans qu'elle en été même informée au préalable ! La date choisie, comble du cynisme, est proche du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant !

C'est une véritable provocation pour les associations y compris pour celles qui, comme RESF, cherchent à permettre aux enfants de sans-papiers à accéder à l'école de la République. L'éducation est un des droits inaliénable des enfants prévu par l'article 28 du droit des enfants.

Visitez le site de la défenseure des enfants, Vous pourrez y voir le travail accompli et signer une pétition pour le maintien de cette institution qui ne fait pas doublon avec celle du « médiateur de la République ».

Si les enfants avaient le droit de vote ou manifestaient dans les rues, ils seraient sûrement mieux défendus.

jeudi 24 septembre 2009

Fillon pousse le Forfait hospitalier trop loin !


Mis en place par la gauche par une loi du 9 janvier 1983 , le forfait hospitalier instaurait une participation des malades aux frais hôteliers, sous la forme d'un montant journalier forfaitaire lors d'une admission dans les établissements d'hospitalisation publics, privés et médico-sociaux.
N'y sont pas soumis les centres ou unités de soins de long séjour publics ou privés et les établissements pour personnes âgées.

La notion d'admission couvre l'ensemble du séjour, de la date d'entrée à la date de sortie, pour tout séjour d'une durée supérieure à 24 h.

Chaque patient hospitalisé doit payer ce forfait, sauf s'il appartient à groupe exonéré*

L'évolution du forfait hospitalier est le suivant au regard des premiers ministres successifs. La polémique soulevée par notre premier ministre qui avait déclaré sur TF1 , le jeudi 10/09/2009 :

« Je veux faire remarquer d'ailleurs, à tous ceux qui s'expriment avec une certaine violence sur ce sujet, que le forfait hospitalier ne doit pas être une idée totalement mauvaise puisqu'il a été créé par la gauche, qui l'a augmenté déjà en 1991 de 40 %. Il ne s'agit pas de l'augmenter aujourd'hui de 40 %, mais de le faire évoluer. », mérite une mise au point :

Année

1er Ministre

Forfait

1983

Mauroy

3,05 €

1986

Fabius

3,81 €

1990

Rocard

5,03 €

1993

Balladur

8,38€

1996

Juppé

10,67 €

2004

Raffarin

13,00 €

2005

Raffarin

14,00 €

2006

De Villepin

15,00 €

2007

Fillon

16,00 €

2010

Fillon

18,00 €

(Pour comparer ce qui est comparable les forfaits avant 2000 sont convertis en euros.)

En 1990, Michel Rocard, socialiste, en portant le forfait à 5.03€ l'augmentait de 32% (5.03/3.81) en 4 ans, moyenne 8% l'an et non de 40% comme il le prétend.

En 1993, Edouard Balladur, premier ministre de droite en portant le forfait à 8.38€ l'augmentait de 66% (8.38/5.03) en 3 ans ! moyenne 22% l'an

Selon vous, qui de la gauche ou de la droite a contribué le plus à l'augmentation de cette franchise ?

Depuis 2007, le forfait hospitalier peut être pris en charge par une assurance complémentaire. C'est pour moi, une façon détournée de privatiser un peu plus l'assurance maladie. Les assureurs que ce soient des mutuelles ou autres devront bien avoir à tenir compte de ces modifications dans leurs tarifs.

Une exonération pour certains assurés*

Vous n'aurez pas à payer le forfait hospitalier dans les cas suivants :

  • vous êtes une femme enceinte hospitalisée pendant les quatre derniers mois de votre grossesse, pour l'accouchement et pendant douze jours après l'accouchement ;
  • vous bénéficiez de la Couverture maladie universelle complémentaire (C.M.U.C.) ou de l'aide médicale de l'État (A.M.E.) ;
  • votre enfant nouveau-né est hospitalisé dans les trente jours suivant sa naissance ;
  • votre hospitalisation est due à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ;
  • vous êtes soigné dans le cadre d'une hospitalisation à domicile ;
  • vous dépendez du régime d'Alsace-Moselle ;
  • pour votre enfant handicapé de moins de 20 ans, s'il est hébergé dans un établissement d'éducation spéciale ou professionnelle ;
  • vous êtes titulaire d'une pension militaire.