mercredi 3 février 2010

L’habitat hors HLM ça peut exister aussi




La construction des immeubles d’habitation était, depuis les constructions haussmanniennes, réalisée par les investisseurs institutionnels.
·         Les compagnies d'assurance
·         Les banques
·         La Caisse des dépôts et consignations
En ce qui concerne les compagnies d’assurance, secteur économique que je connais fort bien, la règlementation mise en place en 1936 avait un effet incitatif à des investissements immobiliers. Les compagnies d’assurance vie par capitalisations étaient particulièrement visées car leurs engagements à long terme son très importants. La nationalisation de compagnies d’assurances en 1946 a permis aux gouvernements de disposer avant la lettre de ce que l’on appelle aujourd’hui  de « fonds souverains »
On peut voir encore de nos jours, des plaques que les compagnies d’assurance apposaient sur leurs immeubles pour (publicité oblige) montrer leur solidité financière.
Au 1  janvier 2004, selon des données de la FFSA, les assureurs détenaient 12 millions de m2 en propriété directe, dont :
• 5,6 millions de m2 de bureaux ;
• 1,3 million de m2 de commerces ;
• 4,2 millions de m2 de locaux d’habitation et à usage professionnel (soit 52 000 logements)
Depuis 2005,  les ventes « à la découpe » se sont multipliées à Paris et dans  d’autres grandes villes. Cela s'explique par la vente de centaines d'immeubles par les investisseurs institutionnels (compagnies d'assurances, Banque de France…). Les investisseurs privilégient aujourd'hui la location de bureaux à la location aux particuliers. La rentabilité varie en effet du simple au double (4 % en moyenne contre 8 % par an). Ce marché vise en général les immeubles haussmanniens des beaux quartiers parisiens ou les ensembles immobiliers des années 1970 à 1980 de la proche banlieue.
L’intérêt des assureurs, investisseurs, c’est de pouvoir vendre rapidement les biens immobiliers en cas de besoin. C’est moins facile que si on dispose d’actions ou d’obligations. La course au profit des compagnies d’assurances rejoint la préoccupation des fonds de pension qui recherchent des rentabilités à « deux chiffres ».
Les placements en biens immobiliers des compagnies d’assurance représentaient  jusqu’à 20,7 % de la totalité des placements en 1981.En 2004 ce pourcentage a été réduit à 3,6%.Il est de 4,8% en 2008 (voir document FFSA). Ce qu’il faut savoir c’est que 1% de plus c’est 14 milliards d’euros de valeur immobilière en plus !
Il serait nécessaire, pour développer à nouveau la construction d’immeubles d’habitation, de modifier la règlementation dans la représentation des provisions techniques des assureurs en exigeant  que les investissements immobiliers représentent au moins 6% pour les entreprises d’assurance de répartition et 12% pour les entreprises d’assurance de capitalisation (assurance vie).
C’est à ce prix que l’on pourra voir se développer de l’habitat hors HLM et pouvoir, en augmentant l’offre, peser sur les loyers et répondre aux besoins de logements. L’augmentation de l’offre de locations  devrait permettre aux locataires d’HLM qui vont payer  un surloyer* d’accéder aux logements du secteur privé et laisser les logements HLM à ceux qui en ont le plus besoin.
(*) En plus du loyer et des charges, les locataires doivent payer un supplément de loyer de solidarité (SLS) si au cours du bail les ressources de l'ensemble des personnes vivant au foyer excèdent d'au moins 20 % les plafonds de ressources exigés pour l'attribution d'un logement HLM .

mardi 2 février 2010

Les écoliers en danger ?

Si vous êtes malade, accepteriez vous de vous faire soigner par un étudiant en première année de médecine ?  Sûrement non.
C’est pourtant la politique qui est mise en place par l’éducation nationale. Il est en effet prévu de confier, non pas la santé physique des élèves, mais leur formation, à des personnes qui se préparent au concours de professeur des écoles (instits donc).
Dès l’année scolaire 2009-2010, un étudiant peut être en responsabilité devant des élèves sans avoir  eu avant de la pratique accompagnée (2)!
Quand l’enseignant titulaire suivra un stage de formation, durant une semaine ce sera un étudiant candidat au concours d’enseignant qui aura la charge d’une classe en responsabilité(1). L’objectif pour l’éducation nationale c’est de tester si le candidat sera apte à enseigner. Pour le candidat au concours, c’est aussi un test qui lui permet de savoir s’il pense être capable d’enseigner. Et les élèves dans tout ça ? : Ils deviennent  des cobayes.
A la rentrée 2010, ce sera pire. Le gouvernement avec Luc Chatel et Valérie Pécresse, prévoit d’imposer aux lauréats des concours, débutants, un service à plein temps devant les élèves. Le tiers de temps de formation que les syndicats avaient réussi à obtenir se limiterait à quelques semaines de stages, au cours du deuxième semestre : Les enseignants titulaires seraient alors remplacés par des étudiants en responsabilité (1) !
C'est le même mode de formation qui est prévu pour les professeurs de collège et de lycée.
Alors que la durée de la scolarité effective diminue, que l’on se plaint de la détérioration de la qualité de l’enseignement c’est encore un coup bas porté à l’enseignement public.
Voici un lien vers une pétition nationale de soutien à l'école publique.

(1)  Etre en responsabilité c'est, pour un enseignant, être  tout seul responsable de la classe et de l’enseignement du programme aux élèves.
(2)  Organisé sur une période en continu ou de manière "filée", dans des écoles ou un établissement présentant une réalité scolaire différente de celle rencontrée durant le stage en responsabilité, ce stage a pour objectif d'offrir au stagiaire, après une période d'observation, un terrain d'exercice où la conduite de la classe et sa préparation sont guidées par les conseils du maître-formateur, d'un conseiller tuteur, titulaire de la classe, puis évalués, dans le cadre d'une évaluation formative.

vendredi 29 janvier 2010

Georges Frêche fait un dérapage fatal

Manifestement, Georges Frêche  persiste et signe.
  • Après avoir tenu des propos racistes en février 2006, à l’égard des harkis : "Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes ! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur !".
  • Après s’en être pris en novembre 2006  aux joueurs de foot de l’équipe de France en déclarant : « dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre (...). S'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls (...). Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine »
(Ces propos lui avaient valu d’être exclu du Parti Socialiste.)
  • Après avoir volé au secours de Brice Hortefeux en septembre 2009 lors d’une interview publiée dans « le parisien » où il disait : « J'ai entendu ses propos et je n'y trouve rien d'extraordinaire. Aujourd'hui, on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d'être cloué au pilori. Hortefeux n'est pas raciste! ».
Son dernier dérapage verbal semble être la goutte qui fait déborder le vase :
"Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème : il a une tronche pas catholique." Or, Laurent Fabius est issu d'une famille juive. Ce ne sont pas des propos très « orthodoxes » dans la bouche d’un socialiste.
Les justificatifs que Georges Frêche donne, dictionnaire à la main, pourraient être acceptables pour le commun des personnes mais dans la bouche d’un politicien habitué à manier la langue française, ce n’est pas un simple dérapage verbal mais une provocation de plus.
 L’attitude du PS, à quelques mois des élections régionales, en changeant la tête de liste, est bien plus courageuse que celle de l’UMP lors du « dérapage » de Brice Hortefeux.

jeudi 28 janvier 2010

Haïti : la mobilisation




Lundi 25 janvier, à Montréal, des « pays amis d’Haïti », se sont réunis pour une concertation sur l’aide à lui apporter. Ce qui semble ressortir de cette rencontre c’est que la reconstruction du pays durera 10 ans. Ce n’est que la solidarité au niveau de la planète qui permettra aux haïtiens de retrouver une vie normale et une vie décente. Cependant, des milliers de personnes  devront supporter physiquement toute leur vie les séquelles de cette catastrophe.
Le Conseil régional d’ile de France a voté, lors d’une séance  exceptionnelle organisée le 22 janvier, un programme d'aide à la reconstruction de lycées à Haïti et manifester sa solidarité dans le long terme. Il s’associe pour cela à l’association Cités Unies France, en charge de la coopération décentralisée. Un courrier sera également envoyé à toutes les collectivités du département pour leur proposer de travailler ensemble à un projet commun de reconstruction.
Des communes de notre département se mobilisent pour voter  lors d’un conseil municipal une aide financière confiée à une ONG. C’est le cas en Seine-Saint-Denis pour les communes suivantes :
Aubervilliers - Bagnolet - Bobigny - Bondy - Drancy - Le Blanc-Mesnil - le Pré-Saint-Gervais - Les Lilas - Montreuil-sous-Bois - Noisy le Sec - Noisy-le-Grand – Pantin- Pierrefitte-sur-Seine - Romainville - Saint-Ouen – Stains
A Gagny, mardi 26 janvier, lors d’un Conseil municipal spécifique, une subvention de 5.000 euros a été votée à l’unanimité.  Des urnes sont installées aux deux mairies pour recueillir les dons des gabiniens.
Comme d’autres communes de notre département, entre autres Aubervilliers, Bobigny, Le Blanc-Mesnil        et Stains, le maire de Gagny a accepté, lors de ce conseil municipal,  l’idée d’organiser une manifestation de solidarité en faveur d’Haïti pour faire participer les gabiniennes et les gabiniens  à cet élan de générosité et de solidarité.



samedi 16 janvier 2010

« Sentiments provisoires » sur France2


J'avais écris il y a quelque temps le plaisir que j'avais eu à assister à la représentation de « Sentiments provisoires » au théâtre Edouard sept. Cette pièce se joue à guichet fermé depuis le 8 septembre et la dernière représentation sera diffusée vendredi 22 janvier en direct sur France 2 à 20h35. Une chance à ne pas manquer pour voir ou revoir cette magnifique comédie sur l'amour mis à mal et l'amitié rudoyée. Vous y verrez que si l'on peut jouer avec les sentiments, il est plus difficile de rompre tout à fait les liens.

Ce n'est pas seulement par pur chauvinisme gabinien que je vous invite à voir cette pièce car elle vous fera passer un excellent moment.

Sentiments provisoires a été l'évènement théâtral de l'année 2009 avec « la Cage aux folles. ». Alors ne le ratez pas.

Si je me réjouis du succès amplement mérité de la dixième pièce de Gérald Aubert, récompensé par plusieurs nominations aux Molière comme meilleur auteur , je suis triste car ce succès va nous priver à l'avenir du sourire bienveillant, de la disponibilité et la gentillesse de notre directeur de la Bibliothèque municipale de Gagny, puisqu'après de nombreuses hésitations à quitter des fonctions et un métier qu'il aime, Gérald a décidé de consacrer son temps à sa passion : l'écriture.

Je suis impatient d'aller applaudir ses prochaines créations.

lundi 4 janvier 2010

Des cavurnes à Gagny

Avant de lire le dossier du conseil municipal du 14 décembre dernier, je ne connaissais pas la signification de « cavurne » ! Grace à internet, très vite j'ai comblé cette lacune.
A Gagny, le maire a fixé à deux urnes la contenance maximum d'urnes cinéraires pouvant être contenues dans une cavurne. A la lecture de la documentation sur internet, je me suis rendu compte qu'une cavurne pouvait contenir jusqu'à 4 urnes ! C'est donc la question que j'ai posée au maire.

Voici le résumé de sa réponse :

  • Dans des communes socialistes, la contenance des cavurnes est limitée à deux urnes, y compris à Lagny
  • La durée de la concession est trop courte pour que le nombre puisse excéder deux urnes
  • Qu'il y avait des urnes cinéraires de trop grandes tailles pour en mettre plus de deux
Je lui ai répondu que ma question n'avait pas un caractère politique, que Lagny, commune rurale, n'avait peut-être pas de problème de place dans son cimetière et que la durée de la concession qui va jusqu'à 30 ans permettrait d'accueillir deux générations , ce qui représentent 4 personnes.

A bout d'argument, le maire a répondu que ce serait envisagé s'il en recevait la demande.

Ce sujet n'a aucune importance politique. Si je rapporte cet échange c'est qu'il illustre parfaitement les rapports du Maire avec les élus d'opposition.

Son premier « argument », c'est de dire qu'il fait aussi bien que les maires socialistes, puis trouve très vite des arguments justifiant les termes de sa délibération

Quand il se rend compte de la faiblesse de ses arguments, il laisse entrevoir alors d'éventuelles dérogations.

Pour le Maire, l'opposition est là seulement pour critiquer. Il ne conçoit pas qu'elle puisse être porteuse de propositions constructives.

Comme les élus de l'opposition ne sont pas consultés préalablement sur des délibérations « ficelées », leur démarche est obligatoirement critique. La démarche ne peut être constructive que si les éléments d'appréciation sont connus. Pour ce faire, il faudrait aussi que le maire accepte de fournir les données réclamées par les élus. Ce n'est hélas pas le cas malgré ses dires lors du conseil municipal du 16 novembre 2009.

mercredi 23 décembre 2009

Gagny Magazine attaque (2)


Dans la tribune politique du numéro de décembre 2009 de Gagny Magazine , le groupe UMP « Union pour Gagny » écrit :

« Les élus socialistes voudraient être plus écoutés. Mais faut-il les écouter lorsqu’ils se prononcent contre l’installation d’un super marché à Gagny, alors que la ville voisine- socialiste- en construit un de plus sur le trottoir d’en face »

Voici l’historique : Le PLU avait été voté après une consultation populaire comme cela est prévu par la loi. Une modification du PLU a été faite en novembre 2004 sans consultati0n préalable de la population.

Si le Maire, lors des conseils municipaux, avait écouté les élus socialistes qui l’exhortaient de refaire une consultation populaire après les modifications du PLU il n’aurait pas été annulé. Comme les interventions ne sont jamais transcrites, il n’y a pas de trace hélas des interventions des élus socialistes ni de la réponse du maire.

Les socialistes ont donné leur avis à plusieurs reprises sur le PLU par écrit

Dans la revue « vivre à Gagny » en 2006 il était écrit :



Où est-il écrit que les socialistes se prononçaient contre l’installation d’un super marché ?

En 2007, dans Gagny Magazine, les élus socialistes écrivaient, voir le lien pour reprocher au maire sa façon de vouloir imposer le PLU malgré le non respect des procédures.

Dans la tribune de Gagny magazine de mars 2009, les élus reprochaient à nouveau au maire le manque de concertation qui a amené l’annulation du PLU et les conséquences collatérales que l’on connait.

Vous pouvez trouver sur le site internet de « Gagny Environnement » l’historique juridique du PLU jusqu’à la juridiction suprême qui en a affirmé l’annulation.

En ce qui concerne les logements, le programme présenté par « Gagny Autrement » est clair

Le groupe UMP « Union pour Gagny » reproche aux socialistes d’être « contre le bétonnage de la ville », alors que le programme prévoyait :

« Réaliser des économies d’énergie en construisant les logements neufs aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale) ».

La construction de la Maison de la petite enfance qui tient compte du développement durable démontre que l’on peut construire sans « bétonner » mais ne réserver ce type de construction qu’à des bâtiments publics c’est mieux que rien. Le programme de la liste « Gagny Autrement » était plus ambitieux car il incluait les bâtiments d’habitation.

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Je viens d’apprendre que la Cour Administrative d’Appel de Versailles avait, par un arrêt du 3 décembre 2009, confirme le jugement du tribunal Administratif de Cergy Pontoise à savoir :

La confirmation de l’annulation du permis de construire la station de lavage auto prévue rue Jules Guesde et la condamnation de la commune de Gagny à verser 2.000 euros à l'association Gagny Environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Bien sur, le Maire peut toujours exercer un recours devant le Conseil d’Etat mais il aura du mal à chercher une responsabilité quelconque aux élus socialistes dans ses déboires judiciaires.

lundi 21 décembre 2009

Liste électorale, dernier délai


Si vous n’êtes pas inscrit sur les listes électorales de Gagny, il est encore temps de le faire avant la fin de l’année.

Vous pourrez ainsi voter pour l’élection des Conseillers régionaux qui aura lieu en 2010.

Pour s’inscrire, il faut être majeur, de nationalité française et jouir de ses droits civils et politiques et de justifier d'une attache avec la commune où l'on souhaite s'inscrire c'est à dire soit y être domicilié, soit y résider depuis six mois au moins de façon continue et effective, soit y payer depuis cinq ans au moins la taxe foncière, la taxe d'habitation ou la taxe professionnelle

Attention, si l’adresse qui figure sur votre carte d’électeur n’est plus la bonne, vous devez vous réinscrire.

Si vous négligez cette démarche de nouvelle inscription, les courriers qui vous seront alors adressés dans le cadre des opérations électorales vous seront envoyés à votre ancienne adresse. Or la Poste ne les fait pas suivre et les retourne à la mairie. En l'absence d'indication de votre part, la mairie considérera que vous n'êtes plus domicilié dans la commune et pourra demander votre radiation des listes.

dimanche 20 décembre 2009

Gagny Magazine attaque


Le groupe de la majorité UMP, dans Gagny Magazine du mois de décembre, attaque les élus socialiste. Il est vrai que de tout temps, la meilleure défense c’est l’attaque.

Je vais prendre, point par point les flèches lancées.

1/ Diffusion des documents préparatoires des conseils municipaux

C’est l’article L2121-12 qui fixe le délai minimum à 5 jours, mais rien n’interdit à un maire d’augmenter le délai ni de le réduire en cas de nécessité. Le texte actuellement en vigueur date de février 1996. C’est donc sous le gouvernement Juppé et non sous un gouvernement socialiste que la version actuelle a été appliquée. Qui fait un faux procès ?

2/ La possibilité d’expression des élus :

L’article L2121-19 du code général des collectivités territoriales fixe les règles. A Gagny, c’est le règlement intérieur prévu par le maire qui s’applique.

Voici ce que dit le règlement intérieur en la matière :

« VI.1- A l’issue de l’examen de l’ordre du jour, les Conseillers Municipaux ont le droit d’exposer, en séance du Conseil, des questions orales ayant trait aux affaires de la commune (article L121-15-1 du code des communes)- Elles sont communiquées au Maire à l ouverture de la séance.

VI.2- Le nombre des questions est limité à une par séance et par Conseiller Municipal.

VI.3 - La formulation de la question ne peut excéder une minute. La question et la réponse du Maire ou, de l’élu ayant reçu délégation dans le domaine concerné n’ouvrent pas à débat. »

Chaque élu dispose d’une minute pour poser une seule question. Le Maire répond mais pas toujours à la question posée. Il peut digresser, éluder, reformuler la question pour pouvoir donner l’information qu’il désire et son temps de parole n’est pas limité. Comme ce n’est pas un débat, l’élu qui a posé la question ne peut pas relever dans la réponse les inexactitudes, les imprécisions ainsi qu’une hors sujet

Ce qui est certain, c’est que les questions diverses ainsi que les réponses ne sont jamais publiées ; Seul le public présent (une trentaine de personnes) lors des séances du Conseil Municipal peuvent les entendre. Depuis quelques temps, on peut écouter les questions des élus et les réponses du Maire sur un blog.

Quant aux nombres de questions posées par les élus socialistes, il y en a eu 20 et non 16 comme indiqué faussement dans la tribune.

Date CM

Intervenants PS

nbre

14/04/2008

DOYSIE

1

ARCHIMEDE

2

30/06/2008

DURAND

3

GALAZKA

4

13/10/2008

DOYSIE

5

24/11/2008

DOYSIE

6

GALAZKA

7

DURAND

8

18/12/2008

DOYSIE

9

GALAZKA

10

ARCHIMEDE

11

11/02/2009

DOYSIE

12

ARCHIMEDE

13

GALAZKA

14

30/03/2009

DOYSIE

15

GALAZKA

16

15/06/2009

DOYSIE

17

GALAZKA

18

DURAND

19

28/09/2009

GALAZKA

20


Comment les 4 élus socialistes auraient pu poser 44 questions diverses alors qu’il n’y a eu que 9 conseils municipaux depuis les dernières élections ? (9 x 4 = 36)

Pour vérifier, il suffit d’aller sur le site de la ville où l’on trouve les délibérations du Conseil Municipal.

Le rôle essentiel des élus de l’opposition est de débattre et de voter sur chaque point de l’ordre du jour. La « question diverse » n’a pour objet que d’avoir un complément d’informations.

Sur les points de l’ordre du jour, le règlement intérieur à l’article III.1 prévoit:

-« La parole est accordée par le Président de séance aux membres du Conseil Municipal qui la demandent. Aucun Conseiller ne peut parler qu'après avoir demandé la parole au Président de séance et l'avoir obtenue, même s'il est autorisé par un orateur à l'interrompre »

Il peut y avoir débat et des propositions constructives puis vote. C’est là que le conseiller municipal peut s’exprimer sur la politique menée.

Sur la délibération du Conseil municipal, on peut y lire le nom de l’intervenant mais rien sur l’objet de l’intervention ni la réponse qui est faite par le Maire. Sauf à voir les vidéos enregistrées par un bloggueur.

3/ Fonctionnement du Conseil Municipal :

Quelle drôle d’idée de la démocratie que réduire l’opposition à un simple rôle de critique. La majorité si elle a la responsabilité de gérer, construire, aménager, n’a pas le monopole de la réflexion ni de propositions. Les élus de l’opposition peuvent faire part de critiques constructives. A la majorité d’accepter de se remettre parfois en cause, par bon sens, en dehors de toute politique politicienne.

Les deux derniers points des reproches faits aux élus socialistes, manifestement les élus du groupe « Union pour Gagny » n’ont pas lu le programme de campagne de « GAGNY AUTREMENT », feront l’objet d’un prochain article.

dimanche 6 décembre 2009

GAGNY. Conseil Municipal du 16/11/2009


Voici mon intervention sur le quotient familial lors du Conseil Municipal du 16 novembre2009.

« A plusieurs reprises les élus du groupe « Gagny autrement » et lors du dernier Conseil Municipal, Marie-Anne Galazka vous avaient demandé de prendre des mesures significatives pour aider les familles Gabiniennes frappées par la crise.

Nous vous avions proposé une refonte du calcul du quotient familial applicable aux tarifications des services municipaux pour rendre ces tarifs plus équitables.

Afin de pouvoir vous faire des propositions justes, mais réalistes, nous vous avions demandé à plusieurs reprises de nous fournir des éléments statistiques sur les bénéficiaires de l’application de ces quotients en vain.

Sans réponse de votre part, nous serons donc, à notre grand regret, dans l’obligation de demander l’assistance de la CADA pour obtenir ces informations.

En ce qui concernent les votes des notre groupe « Gagny autrement », nous allons voter « oui » quand le quotient familial sera prévu et nous nous abstiendrons quand le quotient ne sera pas prévu. »

La réponse du maire, Michel Teulet, a été en résumé la suivante :

En premier lieu, il nie avoir refusé la communication de documents aux élus (Marianne Galazka sera heureuse d’apprendre cela)

Il affirme que modifier l’application du Quotient Familial était une opération délicate, car baisser les tarifs de certains devrait faire augmenter les tarifs des autres. Qu’il a augmenté le budget du CCAS et de la Caisse des écoles afin d’aider les familles en difficulté tant au niveau de la cantine que des classes découvertes. Il a aussi laissé entendre que la révision n’était plus possible pour 2009 mais à envisager peut être pour 2010.

Le règlement des séances du Conseil Municipal, tel que fixé par le Maire, ne permet pas d’intervenir après sa réponse. Cela ne m’a pas permis de répliquer qu’en accordant des aides au travers du CCAS et de la Caisse des Ecoles, M Teulet démontre ainsi que le système de quotient familial, tel qu’il existe à ce jour ne remplit plus son rôle et qu’il est important et urgent de le modifier.

Reste à voir si ses promesses faites de communiquer les données statistiques seront tenues et si nos propositions seront prises en compte et dans quelle mesure.

Quand M Teulet dit avoir besoin d’une opposition encore faut-il qu’il mette en pratique les vœux qu’il formule. Ce sera à lui d’en faire la preuve. A ce jour, je n’ai rien reçu de sa part ni de ses services.