mardi 10 février 2009

Nicolas Sarkozy et la TVA


Lors de son show du 5 février, Nicolas Sarkozy a dit :

"C'est parfaitement anormal que quand on achète une voiture propre, on paie plus cher que quand on achète une voiture qui pollue, et ça vaut aussi pour les bâtiments construits en haute qualité environnementale", a dit le chef de l'Etat, souhaitant "un système de TVA réduite pour tous les produits propres".

"Je pense également que sur les produits culturels, il faut aller plus loin. Pourquoi la TVA sur le livre est-elle à 5,5 (%), et la TVA sur le disque à 19,6 (%), comme la TVA sur la vidéo? Il faut mettre cette TVA à 5,5%.

J'honorerai la promesse qu'avait faite mon prédécesseur (NDLR: Jacques Chirac) pour la TVA dans la restauration »

Si la baisse de la TVA fait plaisir au MEDEF, Laurence Parisot est pour cette baisse mais c'est une promesse qui ne peut être tenue que si l'union européenne approuve cette mesure et ce n'est pas gagné.

La baisse des la TVA sur les disques et vidéo, est-ce une idée de la chanteuse Carla Bruni pour doper ses ventes ?

D'autre part la baisse de la TVA sur la restauration, aux dires même de la profession, ne fera pas baisser les prix des menus. Ce sera une augmentation des bénéfices de cette profession.

De toute façon, vouloir faire baisser les taxes sur des produits qui ne sont pas de première nécessité dans cette période de crise, c'est se mettre des œillères.

4 commentaires:

  1. La TVA est le principal poste de recette de l'Etat (50% des recettes totales de l'Etat). Dans un contexte où le déficit explose et où les dépenses publiques sont structurellement déficitaires, l'abaissement de la TVA, même restreint à certains secteurs ou produits est une bêtise de plus, surtout si les bénéfices sur la consommation sont incertains.

    Cette annonce n'est pas une annonce anti-crise parce qu'elle est durable : alors que Fillon pleurait que les caisses étaient vides avant même le début de la crise économique, en quoi est-ce intelligent de s'amputer de recettes déjà insuffisantes ? Commençons par faire des vrais mesures anti-crise en y mettant ponctuellement les moyens, et engageons des réformes pour réduire intelligemment les dépenses publiques de façon à assainir notre économie. Une fois que l'on aura fait tout ça, que la dette aura trouvé des proportions raisonnables et que les comptes publiques seront structurellement à l'équilibre, alors on pourra discuter de l'éventuelle abaissement de la TVA.

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  2. Les dépenses publiques sont elles trop élevées ou les recettes insuffisantes?
    La TVA, ce sont les personnes physiques, les particuliers en somme qui la paient.
    Si les gens gagnent moins, ils dépensent moins. On est loin du "travailler plus pour gagner plus"

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  3. La France figure déjà de le peloton de tête des pays ayant le plus fort taux de prélèvement obligatoire avec un taux à 44%.

    Dans ce contexte, il me semble pertinent d'optimiser les dépenses publiques en dépensant mieux. Je reste persuader qu'il y a des marges de progrès considérables en traquant le gaspillage dans les différents postes de dépense de l'Etat et des collectivités territoriales.

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  4. Le taux de prélèvements obligatoires apparaît élevé en France par rapport aux autres grands pays développés. En 2005, le taux de prélèvements obligatoires retenu par l’OCDE, s’élevait à 44,1 % en France, contre 36,5 % au Royaume-Uni, 34,8 % en Allemagne, 27,3 % aux États-Unis, 27,4 % au Japon et 36,2 % en moyenne dans l’OCDE. Ce qui plombe ce taux en France c’est le poids de la protection sociale.
    Le Président Obama cherche à mettre en place une protection sociale qui aura immanquablement une incidence sur le taux de prélèvement. Dans cette période de crise, le système de protection maladie à la française offre bien des avantages. D’autre part, le taux de natalité en France par rapport à l’Allemagne n’est surement pas sans rapport avec les allocations versées aux parents.

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