vendredi 6 décembre 2013

PISA : Retour sur désinvestissement


Les réformes de l’éducation nationale selon la politique "Sarkozy" avaient pour objectifs de réduire les frais de fonctionnement.
-          en réduisant le temps scolaire avec la suppression de l’école les samedis matin lors de la rentrée scolaire de 2008
-          en supprimant les RASED dont la mission est de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires des écoles primaires, à la demande des enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les “maîtres E” (difficultés d’apprentissage), des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative
-          En diminuant le nombre d’enseignants, nous sommes arrivés à un point où un professeur absent pour courte maladie n’étant pas remplacé faute d’efectifs, les élèves de la classe devait être dispatchés dans les autres classes augmentant encore la perturbation ainsi occasionnée.
L’addition est salée et montre tant par le classement de la France dans l’évaluation du rapport PISA par rapport aux autres pays que par les commentaires sur les résultats en France que la conséquence de la politique  des 7 dernières années.
Le rapport PISA  évalue le niveau des élèves de 15 ans sur la base d’ubn questionnaire.
Dans la presse, on fait état de certains chiffres. Pour en savoir plus il faut consulter le rapport complet. Vous pouvez le faire à partir de ce lien.

En ce qui concerne la France, le rapport complet peut être consulté sur le site de l’OCDE à partir de ce lien. Il y a 25 pages à lire pour se rendre compte des points positifs et négatifs de l’enseignement en France

Reste à savoir ce qu’il convient de faire pour améliorer notre enseignement.
Si le changement des rythmes scolaires pour alléger le temps de travail est important,  si la préscolarisation peut améliorer nos résultats, il faudrait aussi se pencher sur les programmes et bien entendu sur la formation des enseignants. Si la suppression des IUFM est trop récente pour avoir des conséquences directes sur les résultats PISA, Notre classement risque de se détériorer encore plus si des mesures ne sont pas prises rapidement tout particulièrement pour  les élèves issus d’un milieu socio-économique défavorisé qui devraient bénéficier de l’enseignement d’un personnel  expérimenté, ce qui n’est hélas pas toujours le cas.

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