lundi 6 juillet 2009

Jamais le dimanche ?


Il y a cent ans, le 13 juillet 1906, la loi sur le repos hebdomadaire était promulguée. Elle accorde aux salariés de l'industrie et du commerce un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L'article 2 de la loi fixe ce repos hebdomadaire au dimanche

Ce sera le 7 juillet 2009 que pour la énième fois, la loi sur le travail le dimanche fera l’objet d’un débat au parlement. La discussion est prévue jusqu’au 11 juillet presque à l’anniversaire de la loi de 1906, ironie de l’histoire !

Par cette loi, et pour le moment, toutes les villes et communes ne sont pas concernées ce sera le préfet qui décidera sur proposition du maire, sauf pour Paris où le maire est court-circuité.

Le projet de loi comporte deux volets :

Pour les zones frontalières et les communes de plus de 1 million d’habitants :

La proposition de loi consacre le principe du repos dominical et impose, à moins d'accords préexistants, des contreparties aux salariés (doublement de salaire ? - repos compensateur ? - volontariat ? .mais si ces communes sont ou deviennent « zone touristique ». Quelles seraient les règles applicables ?

Pour les communes et ou zones touristiques :

Dans ces communes ou secteurs qui pourront être classés « touristiques » par le préfet, les dérogations deviennent « de droit » pour tous les commerces et de manière permanente. C'est-à-dire qu'elles ne sont plus liées à la saison touristique. Mais surtout aucune contrepartie n'est prévue, ni volontariat, ni doublement de salaire. Au contraire, le refus d’accepter de travailler le dimanche serait passible de licenciement en application du droit du travail ! Aux communes susvisées, il faut ajouter les zones touristiques d’affluence exceptionnelle, ce qui ouvre un peu plus le champ des possibles.

Le président Nicolas Sarkozy a réitéré sa détermination à assouplir les règles « avant l'été ».Ce sera bientôt chose faite ! Pour le Président Sarkozy, ce n’est plus « travaillez plus pour gagner plus » mais « travaillez beaucoup plus pour avoir de quoi vivre ».

vendredi 3 juillet 2009

Christian Blanc au Conseil Général de la Seine Saint Denis


Jeudi 2 juillet 2009, Le Conseil Général de la Seine Saint Denis recevait Christian Blanc, secrétaire d'Etat en charge du développement de la région capitale lors d'une séance exceptionnelle pour un débat sur le Grand Paris.

Manifestement ce projet est structuré principalement sur les transports en commun avec un budget de 35 milliards d'euros dont 21 milliards pour le « grand huit » (projet de transports en Ile de France)

Mais ce qui ressort de ce débat, néanmoins fort intéressant c'est qu'il ne répond pas aux urgences de notre département que représente le manque de logements sociaux pour partie due au non respect par certaines communes des 20% de la loi SRU. Notre département doit faire face également aux charges des 117.000 bénéficiaires du RSA pour 1,5 millions d'habitants

A long terme, les nouvelles structures de transports risquent de faire augmenter le prix du foncier et ainsi pousser les banlieues encore plus loin Le baron Haussmann a été à l'origine des banlieues autour de Paris, Christian Blanc le sera-t-il pour le « Grand Paris » ?

Autre élément de réflexion : Selon Christian Blanc, il y a des « zones humides » qui méritent d'être « arrosées » et des « zones arides ». Pour moi, c'est le principe du « aide toi, le ciel t'aidera » C'est aux communes de se distinguer pour se désenclaver et bénéficier de l'essor que va constituer l'aide financière apportée par l'état. Comme l'a dit notre conseiller général, Gagny fait partie du « ventre mou » de la Seine-Saint-Denis avec un financement de 8% du budget avec les taxes professionnelles.

Pour faire partie des « zones humides », comme Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Rosny-sous-Bois, encore fait-il que le Maire de Gagny participe au syndicat « Paris Métropole », comme nos trois communs voisines. C'est une occasion ratée, mais il n'est pas trop tard. Il reste encore des places pour adhérer au syndicat mixte Paris Métropole et ainsi raccrocher notre ville au train du développement durable du « Grand Paris »

lundi 29 juin 2009

La « carte scolaire de Gagny » est arrivée


Lors de la réunion du CTP (comité technique paritaire) qui s'est déroulé le 25 juin, il a été prévu (selon les sources du SNUIPP) sur Gagny :

Pour les écoles maternelles :

  • Une ouverture de classe à Blaise Pascal
  • Une fermeture à Emile Cote

Pour les écoles élémentaires :

  • Une ouverture de classe à Emile Cote,
  • Une ouverture de classe à Charles Péguy,
  • Il n'y aura pas de fermeture de classe à Lavoisier.

Bien entendu, lors de la rentrée, une modification importante des effectifs peut faire varier le nombre de classes.

Si on prend comme exemple l'école Lavoisier, l'effectif prévu est de 238 élèves. Comme, il y a 9 classes, la moyenne est de 238/9= 26,4 élèves par classe. Pour que la fermeture d'une classe soit justifiée, l'effectif de l'école devrait être inférieur à 220 élèves le jour de la rentrée. D'où l'importance de la présence des élèves le jeudi 3 septembre 2009.

jeudi 25 juin 2009

Actualités de Gagny-Blog déblogue aussi


« Chassez le naturel, il revient au galop », c'est ce que l'on peut dire « d'actualités de Gagny-blog » quand on y lit l'article publié le 23/06/09 sur le terrain de sport de la rue du 18 juin. Ce blog, anonyme, ressemble de plus en plus au blog, aujourd'hui disparu géré par l'équipe Dhoëdt –Dernoncourt.

Hier c'était la peur des gens du voyage qui était distillée, puis, pour l'HLM en construction en face du centre Prévert, la peur de voir cette construction envahie par « la racaille de Montfermeil ». Aujourd'hui est-ce la peur des jeunes que l'on veut instaurer ?

Tout d'abord mensonge ou ignorance ?

Le GPCV est une association qui n'a aucun lien direct avec le PS. Bien sur, des membres du GPCV peuvent être militants PS mais le raccourci qui est fait ne me semble pas honnête.

La photo illustrant l'article a été copiée du site du Parti socialiste (sans demande d'autorisation à l'auteur de la photo, soit dit en passant) mais en ne montrant pas la photo où les initiatrices du projet figurent ! Vous pourrez voir l'article du 21 juin 2008 qui avait été mis dans les news en suivant ce lien ainsi que les 3 photos illustrant l'inauguration.

Revenons sur le fond de la question soulevée.

Si l'initiative de la mise en place de cette structure revient à 7 filles qui ont eu le soutien du centre socioculturel Jacques Prévert, la JOC, et du GPCV. Cela représente plusieurs associations et un nombre très important de personnes du quartier. Comme toujours, il y a des mécontents. Pourquoi et dans quel but ignorer toutes les personnes qui sont satisfaites de la mise en place de cette structure ?

Les propositions faites dans l'article sont contradictoires d'un coté limiter l'utilisation dans le temps de l'aire de jeu. De l'autre coté empêcher, à juste raison, les jeunes d'envahir les parties communes des immeubles Quels sont les rapports entre les deux propositions ? Où les jeunes peuvent-ils se rencontrer ?

Une autre allusion démontre que la notion de démocratie ne figure pas dans le logiciel de ce blog. .

On peut y lire : « Merci à Marie-Anne Galazka et Pierre Archimède d'avoir cautionné ce projet et, de s'afficher en photo à côté du maire … » ; La démocratie, même quand on est un élu d'opposition consiste à soutenir les projets que l'on estime justes, et à participer à la vie de la commune. Un élu de l'opposition quand il assiste à une cérémonie représente les électeurs qui lui ont fait confiance. Je ne vois pas ce qu'il y a d'infamant pour un élu de figurer sur une photo qui marque l'aboutissement d'un projet partagé par la population et des élus.

Manifestement, ce blog cherche à faire ses griffes sur le parti socialiste qui est la seule opposition structurée au sein des élus au Conseil Municipal. Quelles en sont les motivations ? C'est la question que je me pose et à laquelle je vous invite à réfléchir.

dimanche 21 juin 2009

CESU – POUVOIR D’ACHAT : mode d’emploi


Très bonne opération de communication autour des 200 euros offerts sous forme de chèques emploi service.

Tout d'abord, les bénéficiaires ont reçu un paquet cadeau contenant les explications de cette mesure décidée par le Président de la République. Ce paquet est arrivé juste avant le vote des européennes (pas inutile cette opération séduction)

Quelques temps après, les bénéficiaires reçoivent le carnet de chèques avec son mode d'emploi. Ca ressemble à un « chèque emploi service universel », mais cela s'utilise comme un « ticket restaurant ».

Que peut-on payer avec ?

Un salarié en emploi direct à son domicile, mais, contrairement au système de CESU (Chèque emploi service universel), les charges sociales seront à payer séparément en plus à l'URSSAF!

Un prestataire agréé de service à la personne (CCAS, association, halte garderie, crèche) mais encore faut-il que le prestataire accepte ce mode de règlement.

La validité de ces tickets de 10 euros est limitée au 31 janvier 2010. Il ne reste que 7 mois pour en profiter.

Si, dans la mesure où un organisme accepte ce type de paiement, cela ne pose pas de problème, si le bénéficiaire fait appel à un intervenant salarié, il devra s'enregistrer comme « employeur » et fournir tous les renseignements concernant la personne qu'il va employer. C'est un bon moyen de lutter contre le travail au noir.

Ce n'est pas facile, pour une personne âgée d'utiliser ces 20 chèques de 10 euros. J'espère que les aides à domicile sauront expliquer comment utiliser ce type de paiement et que les CCAS accepteront ces chèques.


 

vendredi 19 juin 2009

Une naissance à Clichy-sous-Bois



10 juin 2009, une date à retenir !

Le syndicat mixte Paris Métropole est né officiellement à Clichy-sous-Bois, tout un symbole.

L'objectif général de résorber durablement les inégalités de développement au sein des territoires, de contribuer à l'adaptation écologique de la métropole et de favoriser l'essor économique sur le territoire métropolitain, le syndicat mixte aura pour objet la réalisation d'études de niveau métropolitain concernant notamment :

- l'aménagement ;

- l'environnement ;

- le développement économique et l'emploi ;

- le logement et l'habitat ;

- la mobilité et les déplacements ;

- la formation, l'enseignement supérieur et la recherche ;

- le développement culturel.

Ce sont 61 communes, 19 communautés d'agglomération, 6 départements et bien entendu la Région Ile-de-France. Cela représente 87 collectivités.

Vous pouvez consulter les statuts de ce syndicat ici.

C'est Jean-Yves Le Bouillonnec, Maire de Cachan qui en est le premier Président. pour la première année.

A ma connaissance, Gagny n'y a pas encore adhéré et ne fait pas non plus partie d'une communauté de communes membre de ce syndicat.

Allons-nous rester un « village gaulois » isolé alors que des communes voisines comme Clichy-sous-Bois et Rosny-sous-Bois y ont adhéré ?

mercredi 17 juin 2009

L’O.I.T. a-t-il changé Nicolas Sarkozy ?


Lors de la Conférence Internationale du Travail à Genève, lundi 15 Juin 2009,

Il m’a fallu le lire pour le croire, L’intervention de Nicolas Sarkozy pour fustiger le libéralisme aurait pu être faite par un altermondialiste, un membre d’ATTAC, un vert ou un social démocrate :

« N’avons-nous pas assez attendu pour réguler une mondialisation qui, à côté de l’abondance de richesses qu’elle contribuait à créer, faisait grandir des poches de misères et de frustration ?

La régulation de la mondialisation, c’est la question centrale.

Le monde ne peut pas être gouverné que par la loi de l’offre et de la demande.

La mondialisation ne peut pas être l’alibi de tous nos renoncements politiques, intellectuels et moraux.

Or c’est ce à quoi nous condamne l’absence de régulation mondiale.

Oserai-je ajouter que la mondialisation ne survivra pas à la loi de la jungle. Parce qu’il ne peut pas y avoir de liberté sans règles. »

 

le Président Nicolas Sarkozy a terminé son intervention ainsi :

« Je reprends ses propres mots pour rendre justice à l’OIT qui « a eu grand tort d’avoir raison trop tôt ».

N’attendons pas pour agir qu’il soit trop tard.

Quel monde laisserions-nous à nos enfants si nous n’étions même capables de nous mettre d’accord sur la limitation des gaz à effet de serre, sur les paradis fiscaux ou sur des principes aussi fondamentaux que la liberté syndicale, l’interdiction du travail forcé, l’abolition du travail des enfants ou l’élimination des discriminations en matière d’emploi, au moins comme des objectifs que nous voulons tous nous efforcer d’atteindre ?

Quelle responsabilité porterions-nous vis-à-vis des générations futures et vis-à-vis de notre propre conscience si nous y renoncions ? »

C’est beau, c’est du Guaino. Mais soyons réalistes, quand on sait que notre Europe, dirigée à droite, refuse de mettre en place une convergence par le haut des normes salariales et sociales au sein de son libre échange, intérieur, il faudrait être naif pour croire que Sarkozy a changé à ce point et qu’il va combattre  le libéralisme pur et dur qui est mis en place et prôné par le président Barroso. Même si c’était le cas, il faudrait des institutions fortes et une supranationalité puissante. Mais nonobstant cet échec patent, il faudrait attendre la « mondialisation sociale » comme on a attendu en vain « l’Europe sociale » ? Tirons plutôt toutes les conséquences de l’expérience du libre échange européen et considérons que le libre échange est, par construction, incompatible avec toute convergence par le haut des systèmes sociaux.